Notre séjour en Nouvelle Calédonie

C’est l’heure du bilan !

Retour sur nos 30 jours passés en Nouvelle Calédonie avec notre itinéraire, nos belles découvertes et rencontres, nos impressions et quelques bonnes adresses, sans oublier un petit point sur notre budget. 

Ça y est , on a quitté l’Asie ! Et après une courte escale à l’aéroport de Sydney nous voilà débarqués en Nouvelle Calédonie, territoire français. Le contraste est saisissant.

On arrive en fin de journée à l’aéroport de La Tontouta et rejoignons la ville de Nouméa en navette (17€) l’aéroport se trouve a environ 40mn de la ville.

Notre séjour démarre donc par quelques jours à Nouméa, on loge en airbnb (30€ par jour). Cette option nous permet de nous préparer à manger et de limiter les dépenses, le coût de la vie est assez cher.

La ville de Nouméa est très jolie et c’est à pied que nous nous baladons sur le bord de mer et les plages entre l’Anse Vata, la Baie des citrons et la promenade Pierre Vernier. Nous découvrons le marché près de la marina de Port Moselle avec ses étalages de fruits et légumes, ses poissons mais aussi son artisanat local.

A l’occasion de la Fête de la citoyenneté, le Centre Culturel Tjibaou est gratuit et nous apprécions d’en apprendre plus sur la culture mélanésienne, les danses traditionnelles, les chants et l’artisanat. Le site a une architecture très originale et bien intégrée dans le paysage.

Dans les hauteurs de la ville de Nouméa, la colline de Ouen Toro permet d’admirer les baies, les îlots environnants. L’eau est turquoise, le spectacle est grandiose.

Au large de Nouméa on peut en effet découvrir de nombreux îlots, nous choisissons de passer une journée sur l’îlot Signal, nous embarquons sur un taxi boat pour une demi heure de traversée (34€ par personne l’aller/retour). Il y a du vent, l’eau est turquoise et  bien fraîche en cette fin septembre, mais il m’en faut plus que ça pour renoncer à une séance de snorkeling, ici c’est le paradis des tortues !

Dans les environs de Nouméa, nous découvrons aussi la rivière de Dumbéa, on est en pleine semaine et le site est vraiment tranquille pour se baigner.

Nous louons une voiture pour deux semaines (34€ par jour) et nous voilà prêts à parcourir cette grande île. On décide de commencer par le sud de la grande terre.

On nous a prêté du matériel de camping ce qui va nous permettre d’une part d’être au plus près de la nature mais aussi de faire de sacrées économies. Nous installons notre tente pour 2 nuits,  au bord de l’eau au Camping d’Iya (18€ l’emplacement) dans le village de Yaté et partons découvrir le Parc provincial de la rivière bleue (10€ l’entrée), ses sentiers de randonnées, sa forêt noyée…

 Dans la région, la terre est rouge ce qui offre de beaux contrastes de couleurs avec la végétation et le bleu océan. Durant nos 3 jours dans cette région du grand sud, nous avons découvert le lac de Yaté et son barrage, la réserve naturelle du  Cap NDua, la Baie de Prony et l’ancien village de Prony, aujourd’hui inoccupé mais restauré où on en apprend plus sur la vie à l’époque des bagnards. En effet, au milieu du XIXème siècle, le développement de la ville de Nouméa accroit les besoins en matériaux de construction, en bois notamment et c’est ainsi qu’un camp de travail est installé dans la région.

 Nous passons notre dernière nuit dans le grand sud au Camping St Gabriel ( 17€).

Les paysages sauvages et contrastés du grand sud nous ont vraiment beaucoup plu.

Nous repassons ensuite par Nouméa et en profitons pour faire quelques courses au supermarché avant de nous attaquer au tour de la grande terre que nous prévoyons de faire sur une dizaine de jours.

Nous passons notre première nuit dans un camping municipal gratuit à Bouraké dans l’ouest de l’île.

 Dans cette région Ouest, on découvre la presqu’île de Ouemo, Bourail avec sa Roche Percée, son Bonhomme de Bourail, la baie des tortues et celle des amoureux. On passe aussi une journée de randonnée dans le Parc des grandes fougères, au coeur d’une forêt tropicale luxuriante.( environ 4€ l’entrée). On fait une balade dans le village de la tribu Oua Tom et y découvrons notre première case commune. 

Nous dormons 2 nuits au Caledonian Wake Park Camping (27€ la nuit) entre plage et mangrove, le site est magnifique. Nous faisons la connaissance de Pierrette et Patrice, un couple de retraités qui vit sur un voilier et avec qui nous passons une belle soirée à bord.

Plus au nord, nous posons la tente au Camping de la plage de Gatope (environ 8€, argent que nous glissons dans la porte d’un local comme nous l’indique les proprios qui ne sont pas sur place et qui nous ont aussi donné le code du cadenas du portail pour rentrer), à Voh nous ne verrons pas le coeur de Voh rendu célèbre par le photographe Yann Arthus Bertrand, la randonnée est longue, il y a beaucoup de vent et notre motivation est en berne…

Plus on monte vers le nord de l’île et plus les paysages sont arides, on croise de nombreuses exploitations agricoles, du bétail, des chevaux et des exploitants aux grands chapeaux de cow boys.

Et tout au long de cette côte on est saisis par la beauté de l’océan, un camaïeu de bleus exceptionnel. Et là vous vous dites « mais elle ne nous parle pas de baignades » et bien non, l’été tarde à venir, on est début octobre, le vent souffle fort et l’eau est vraiment très fraîche… donc pas de baignade sur cette côte.

On passe le village de Poum, on est dans le nord, la route devient piste et nous arrivons au Camping Kejaon (20€ l’emplacement), le cadre, la plage sont d’une beauté rare et j’avoue que je râle de ne pas pouvoir me baigner, il fait vraiment trop froid. On y passe deux nuits, on se balade dans les environs jusqu’à Poingam, et c’est ici que nous rencontrons Alizée et Romain, un couple de trentenaires avec qui nous partagerons de bons moments, de belles discussions de voyages tout au long de notre séjour.

C’est dur de quitter ce hâvre de paix mais la côte Est nous attend…

Les paysages changent, la route longe l’océan turquoise, la nature est luxuriante. On monte notre tente dans le camping d’une tribu, le Camping Chambonnier (environ 8€ l’emplacement). On marche jusqu’à la belle cascade de Tao (1,50€ l’accès, le terrain est privé) et là c’est le Graal «  je peux me baigner !!!!, l’eau est fraîche mais le soleil est bien présent et on est à l’abri du vent.

On passe ensuite le dernier Bac encore présent sur l’île, le Bac de la Ouaieme. Une petite traversée en voiture sur cette barge et nous voilà de l’autre côté de la rive.

Arrivés à Hienghène, on s’installe au camping Babou Côté océan (12€ la nuit). Hienghène est un village particulièrement connu pour ses rochers au milieu de l’eau aux formes évocatrices : la poule couveuse, le Sphinx.

Nous descendons jusqu’à Poindimié puis prenons la route transversale à Tiwaka pour revenir sur la côte Ouest et dormons au Camping Le Rêve de Némo à Poé (on espérait pouvoir se baigner mais le vent est toujours trop présent) avant de retourner sur Nouméa.

A Nouméa, nous rendons la voiture de location. On dort à l’Hotel de Paris (66€ la chambre double) près du port car demain nous embarquons sur un ferry direction la célèbre Ile des Pins. 

Nous avons eu la chance de bénéficier d’un tarif réduit pour le ferry Le Betico, grâce au Salon du tourisme de Nouméa (57€ l’aller retour par personne).

Sur l’Ile des Pins, nous allons au Camping Atchu (17€ l’emplacement),  il est très bien placé, avec sa petite plage privée, ses emplacements ombragés et surtout sa cuisine commune. Nous restons sur l’île 5 jours, ce qui nous laisse amplement le temps de la parcourir, de découvrir les différentes plages ( notamment celle de la Baie de Kanumera), les villages. On fait une sortie, sur la journée (36€ par personne), en pirogue sur la Baie d’Upi et ses énormes rochers posés sur l’eau,  jusqu’à la fameuse piscine naturelle à la Baie d’Oro que nous atteignons après une petite marche. Le site de la piscine naturelle est vraiment magnifique, l’eau est turquoise, les pins colonnaires qui l’entourent sont majestueux. 

L’eau est encore une fois bien fraîche mais je ne résiste pas à une petite séance de snorkeling, les fonds sont très jolis mais on sent bien que l’afflux touristique l’endommage…

Nous profitons de ce séjour pour passer une journée en bateau jusqu’à l’Ilot Brosse ( 67€ par personne avec le repas compris) et là encore une fois les paysages sont grandioses, la faune sous marine exceptionnelle, nous nageons avec les tortues, les raies mantas et croisons de nombreux dauphins et requins de récif.

 Nous mangeons sur l’Ilot Brosse que nous traversons pour découvrir une «  nurserie » de requins de récif. 

Après notre séjour sur l’Ile des Pins nous retournons sur Nouméa pour les quelques derniers jours  en Nouvelle Calédonie dans un Airbnb ( 55€ la nuit).

Nous avons vraiment apprécié cette destination, en un mois de visite il est cependant difficile d’appréhender les différentes facettes de ce territoire et de ses populations. Le contexte actuel avec les référendums sur l’indépendance semblent diviser la population et créer certaines divergences voire tensions, nous n’avons eu aucun problème durant notre séjour mais le malaise est palpable.  

Nous avons explosé notre budget en Nouvelle Calédonie !

Nous avons dépensé 3130€ en 30 jours soit environ 52€ par jour et par personne et ce malgré nos 17 nuits de Camping et nos préparations de repas (l’alimentation est chère même les produits locaux). Contrairement à ce que l’on pensait, il n’y a pas une grande diversité de fruits et légumes cultivés localement.

Petite anecdote de voyage en Nouvelle Calédonie: en parcourant l’île, on peut voir au bord des routes ou chemins des petits stands de fruits, légumes, artisanat ( paniers tressés, sculptures…) et il n’y a personne juste les prix indiqués et une boite dans laquelle on glisse l’argent. Ce principe basé sur la confiance est très appréciable.

Pour conclure, nous remercions Victoire et sa famille pour leur accueil, leurs bons conseils et pour le prêt du matériel de camping qui nous a permis de réduire nos dépenses.

Bilan de notre séjour sur l’île des Célèbes.

L’île des Célèbes est plus connue sous son nom indonésien de Sulawesi.

Après avoir parcouru cette grande île durant 25 jours, il est temps de partager notre itinéraire, nos belles découvertes, quelques conseils et faire un petit point sur les dépenses.

Cette île est notre dernière étape asiatique de ce voyage autour du monde, elle est encore peu touristique. Cette destination a été un véritable coup de coeur pour nous tant au niveau de sa richesse culturelle, de la beauté de ses paysages, de ses fonds marins exceptionnels mais aussi de la gentillesse de ses habitants. 

Nous sommes arrivés par voie aérienne depuis Kuala Lumpur en Malaisie, ville où nous avons retrouvés notre fille ainée et son compagnon.

Notre première étape sur l’île est la découverte de la région de Rantepao, de la culture Toraja,  ses maisons tongkonan et ses rites funéraires si particuliers. Pour plus d’informations il faut se référer à l’article consacré à ce séjour.

Après nos 4 jours passés autour de Rantepao, nous avons choisi de poursuivre notre route avec un chauffeur et ce, pour plusieurs raisons: tout d’abord notre fille et son compagnon avaient seulement 15 jours de vacances, à 4 la différence de prix ne valait pas la peine de perdre du temps en transport en commun d’autant plus qu’en Sulawesi les routes sont abîmées, les trajets sont très longs et éprouvants. 

Donc, nous voilà partis de très bonne heure pour une grande journée de voiture avec notre chauffeur Rio ( WhatsApp : +62 821 8967 6502) jusqu’à Tentena que nous atteignons en fin d’après midi. Nous posons nos sacs à l’Hotel Victory ( 25€ la chambre familiale pour nous 4), c’est simple, tranquille et Noni prend même la peine de nous préparer un petit déjeuner à emporter car c’est à 3h du matin que nous démarrons le lendemain, l’objectif étant d’arriver au port d’Ampana avant 9h et de prendre un speed boat pour l’île de Malenge ( environ 8€ le trajet avec une escale à Wakaï). La traversée dévoile des paysages magnifiques, on est déjà sous le charme. 

Nous arrivons en début d’après midi sur cette petite île de l’archipel des Togians et là Wouah!!!

C’est au Sera Beach que nous avons choisi de passer une semaine coupés de l’extérieur, sans connexion internet, dans un environnement exceptionnel ! Un grand merci au youtubeur voyage Alex Vizeo d’avoir publié une vidéo sur ce joli coin de paradis et de nous avoir ainsi permis de le découvrir à notre tour. Au Sera Beach on est en pension complète ( 16€ par jour et par personne, hébergement et 3 repas compris), les bungalows sont simples mais vraiment agréables, une chambre, une petite salle de bain ( pas d’eau chaude bien sûr) et une petite terrasse avec hamacs…. 

Un conseil pour ceux qui voudraient un jour réserver: ne pas hésiter à confirmer plusieurs fois son arrivée et bien donner un prénom et un nom avec le nombre de personnes. Oui je sais ça a l’air évident mais en fait pas forcément ici car il faut le dire c’est un peu le bazar. A notre arrivée, certaines personnes sur le bateau n’avaient pas de bungalow… bon, comme il n’y avait pas d’internet, le gérant passe par un intermédiaire, bref méfiance….

Notre séjour sur cette île rime avec calme, détente, profiter d’être en famille, se baigner, faire du snorkeling et discuter. 

Au Sera beach il y a douzaine de bungalow et l’ambiance est un peu celle d’une colonie de vacances, chacun vaque à ses occupations mais on se retrouve pour les temps de repas et le soir jouer aux cartes ou autres jeux de société. Un après midi, avec ma fille, on  prépare même des crêpes pour tout le monde.

On échange aussi avec Nouir, le gérant et surtout Adi qui apprécie de parler de sa culture et reste curieux de la notre.

La petite plage du Sera Beach forme une petite baie tranquille, l’eau est turquoise et la faune est riche, selon la marée à différents moments de la journée on peut y voir de magnifiques coraux, des poissons multicolores, des raies pastenagues, des bénitiers, poulpes et de petits requins de récif. 

On a fait plusieurs sorties en bateau:

  • le jelly fish lake : un lac salé entouré de rochers où évoluent des milliers de méduses énormes ! Et là vous vous dites «  non pas les méduses ça pique ! » oui mais non pas celles là, elles sont totalement inoffensives. Il faut respecter quelques règles comme ne pas les attraper sinon elles paniquent et partent en vrille ( ceci n’est pas une métaphore !) et ne pas faire pipi dans l’eau.
  • Le reef 1 : une zone corallienne exceptionnelle, on se croirait dans un aquarium géant, et que dire des coraux, on en voit de toutes les couleurs. On en prend pleins les yeux !
  • Le reef 5 : encore une fois, on est saisis par tant de beauté, la faune et la flore sous marine sont incroyables. Comparé au reef 1, ici les poissons sont plus gros.
  • Le village Bajo : ces gitans de la mer vivent regroupés en villages dans des maisons sur pilotis, ils vivent de la pêche. On a pu leur acheter des homards et du poulpe que la cuisinière du Sera Beach a eu la gentillesse de nous préparer. Ce village est relié à l’île par un ponton et on a pu assister au retour d’école des enfants, dans leurs petits uniformes. On a fait du snorkeling sous le ponton et encore une fois c’était très beau, bon bien sûr comme toujours très riche en poissons mais aussi en coraux, des gorgones oranges ou blanches énormes, des bénitiers, porcelaines… 

On mesure la chance qu’on a de découvrir ces sites encore préservés du tourisme avec des fonds aussi intacts.

Après cette parenthèse enchantée et cette déconnexion bénéfique, il faut quitter la petite île de Malenge et tous nos amis voyageurs, Marion et Nicolas, Cécile et Thomas, Célia et Aurélien, Sylvie…

Nous avons décidé de retourner tous les 4  à Ampana. Initialement nous voulions poursuivre vers le nord du pays et donc prendre un ferry de nuit depuis Wakai jusqu’à Gorontalo mais le départ imminent de notre fille et son compagnon nous décide à rester au maximum ensemble. Nous faisons donc le trajet inverse et nous nous séparons à Ampana.

Nous passons une nuit au Marina Cottages ( 11,50€ le bungalow avec petit déjeuner), et le lendemain nous retrouvons Rio et redescendons sur Tentena.

Et comme nous n’avons pas pu visiter Tentena à l’aller, nous décidons d’y rester deux jours. Nous logeons en bord de lac dans une guesthouse tenue par une famille accueillante , le Tropicana Cottage. Nous décidons de louer un scooter (7€ par jour) pour découvrir le lac Poso et nous rendre à la jolie cascade Saluapo.

L’escale est agréable sans être non plus exceptionnelle, on commence à faire les difficiles non ?

Puis, « Oh my God ! » on a prit un bus local pour rejoindre Makassar la capitale, que nous atteignons après 21h de trajet ( au lieu de 18) en cause : une panne d’essence, une deuxième panne parce qu’on a roulé sur la réserve et que le moteur s’est encrassé et une fermeture de route pendant 45 mn pour travaux, on adooore !

Bon à Makassar on a décidé de s’octroyer une pause confort à l’ Hotel Ibis ( 24€ la chambre) pour deux nuits. Au programme, repos et repos …

Ensuite nous décidons d’aller dans le sud du pays à Bira, en bord de mer. Nous prenons donc un bus ( 10€ ), le paysage est agréable, on traverse des villages, la culture de la pastèque est bien présente, plus au sud on traverse des salines, des algues sèchent sur les bords de routes.

On se pose au Scuba Republic beach bungalow. Bon clairement on n’a pas vraiment apprécié cette étape, je pense qu’on est encore nostalgique de notre séparation familiale, le temps est grisâtre, notre hébergement n’est pas très bien situé et du coup on se sent vite isolé. On est remontés plus tôt que prévu sur Makassar pour nos derniers jours en Sulawesi et sommes retournés à l’Ibis. A Makassar, nous avons seulement visité le Fort de Rotterdam, vestige de la colonisation hollandaise et son petit musée (0,70€ l’entrée). Nous y avons rencontré un prof d’anglais et ses élèves avec qui nous avons échangé sur notre voyage, notre culture en répondant à leurs questions.

Nous nous sommes baladés sur le front de mer animé particulièrement au coucher du soleil et pu admirer au loin la mosquée sur l’eau du nom de Masjid Amirul Mukminin.

Nous avons profité de cette dernière étape pour préparer la suite de notre voyage, la Nouvelle Calédonie, pour monter une vidéo et écrire sur le blog.

Nous avons passé notre dernière nuit à l’Hotel Ibis Budget de l’aéroport de Makassar (28€) en raison d’un vol matinal….

Ce séjour en Sulawesi est notre septième et dernière destination en Asie, continent que nous aimons toujours autant et que nous quittons avec un brin de nostalgie. Nous reviendrons en Indonésie c’est sûr pour découvrir d’autres îles.

Quelques conseils:

En résumé je dirai que voyager en Sulawesi ça se mérite, il faut avoir du temps et de la patience, ne pas être sujet au mal de transport. C’est une très très belle destination, peut être un peu rude pour un premier voyage en Asie ( tout comme le Myanmar).

Pour se déplacer à Makassar et à Rantepao, le Grab ( Uber asiatique) est vraiment peu onéreux et pratique. 

Petit point sur les dépenses:

Nous avons dépensé 1320€ à deux en 25 jours soit une moyenne de 52,80€ par jour. On ne s’est pas privés et sommes un peu au dessus du budget prévisionnel proposé dans le blog tourdumondiste. 

Prochaine destination La Nouvelle Calédonie !

Je finis cet article par le récit d’une petite mésaventure qui, sur le coup ne nous a pas vraiment fait rire…

Le matin de notre départ du pays, au moment d’enregistrer nos bagages, nous avons découvert qu’il nous fallait un Visa de transit pour l’Australie ( nous y faisons une escale de 3h avant d’embarquer pour Nouméa). Nous avions lu qu’une escale de moins de 7h ne nécessitait pas de Visa mais c’était sans compter sur le fait que nous changions de compagnie aérienne et que nous étions donc obligés de récupérer nos bagages et donc…. de passer l’immigration.

Voilà voilà ! Je vous passe le détail des gens qui s’impatientent derrière nous, du gars de l’enregistrement qui n’arrive pas à nous expliquer le problème et de l’arrivée de la chef d’escale heureusement compétente qui nous dit: faut faire la demande tout de suite, vous avez encore un peu de temps. Bref, on se connecte sur le site, on remplit les formulaires et on attend…. au bout de 30mn on reçoit notre autorisation d’entrée sur le territoire australien…on a eu un coup de chaud ! Heureusement qu’on avait dormi dans un hotel près de l’aéroport.

Notre séjour en pays Toraja :

A L’aéroport de Kuala Lumpur nous retrouvons notre fille ainée et son fiancé. C’est ensemble que nous partons découvrir l’île indonésienne de Sulawesi et quel bonheur de se retrouver en famille ! Nous embarquons tous les quatre, direction Makassar avec un vol Air Asia.

Arrivés à l’aéroport de Makassar, nous rencontrons Oscar, il travaille à l’aéroport et renseigne les touristes. Il nous guide vers un taxi qui nous amène jusqu’à la gare routière de Daya où nous prenons nos tickets pour un bus de nuit (18€ par personne) jusqu’à la petite ville montagneuse de Rantepao, l’aventure en Sulawesi commence ici. Le bus est plutôt confortable ( pour peu qu’on soit habitués au standard de confort en Asie…). Nul besoin de réserver à l’avance son bus, plusieurs compagnies assurent ce trajet de 10h.

C’est au petit matin que nous débarquons à l’arrêt le plus proche de notre homestay chez Mama Tia (12€ la chambre double) Nous demandons notre chemin, ici tout le monde connait Jacob et sa famille, il est guide dans la région. L’accueil est agréable et le petit déjeuner offert, bien appréciable. Sans perdre de temps nous décidons de louer des scooters (6€ par jour par scooter). Comme un peu partout en Asie on trouve des stands qui vendent des bouteilles d’essence sur le bord des routes.

Et c’est parti pour un périple dans les villages environnants à la découverte des magnifiques maisons appelées tongkonan. Il s’agit de constructions en bois sur pilotis d’une quinzaine de mètres de hauteur à la toiture bien particulière, certains disent que cette forme rappelle la ligne incurvée des cornes de buffle, animal sacré en pays Toraja, d’autres évoquent la forme d’un bateau pour célébrer les ancêtres venus par les océans. Les façades des tongkonan sont minutieusement sculptées et ornées de têtes de buffles, de cornes, de coqs.

Nous partons aussi à la découverte de certains sites funéraires parce qu’ici en pays Toraja, les coutumes ancestrales du culte des morts se mêlent aux croyances chrétiennes.

Nous commençons par le village de Londa où se trouvent des grottes (2€ l’accès au site), sur les falaises des cercueils sont entreposés dans des cavités ou suspendus sur des traverses de bois, des statues représentant des morts sont dressées. A l’intérieur  de la grotte, on peut voir des ossements, des crânes posés ça et là.

Puis nous poursuivons notre route vers Lemo autre site qui honore les défunts avec ses tombeaux accrochés à la roche (1,20€ l’entrée). Nous traversons plusieurs villages dont celui de Tilanga.

Nous découvrons des paysages magnifiques, des rizières verdoyantes, des villages de maisons traditionnelles devant lesquelles se trouvent de plus petites constructions, faites sur le même modèle et servent de grenier à riz notamment.

Le scooter est le moyen de transport idéal pour découvrir les magnifiques paysages et villages de cette région.

Au retour, nous nous arrêtons au Aras Café pour manger des plats traditionnels.

Le lendemain nous décidons de découvrir le grand marché de Rantepao, une partie est consacrée à la vente de buffles ( pour les sacrifices lors des cérémonies mortuaires), il ne fait pas bon naître buffle dans ce pays…. les bestiaux sont attachés par une corde accrochée à un anneau de métal fixé aux naseaux. Nous passons rapidement, c’est éprouvant…. les coqs sont vendus pour les combats, on zappe le quartier des cochons, pas plus reluisant que celui des buffles. Par contre on apprécie de déambuler dans le marché aux fruits et légumes et dans les quelques stands qui proposent de l’artisanat local.

Puis, c’est toujours en scooter que nous partons découvrir la région nord de Rantepao et ses paysages grandioses, ses montagnes et ses rizières. Les routes sont parfois défoncées, le scooter est mis à rude épreuve.

Au retour nous mangeons chez Rimiko à Rantepao des plats locaux, c’est très bon.

Le lendemain est consacré à une journée de cérémonie funéraire. Nous partons avec Yansen, le fils de Jacob et un chauffeur. En chemin, nous nous arrêtons dans une propriété où se trouve des baby graves (tombes de bébés). Dans la culture traditionnelle animiste, le bébé mort était placé au creux d’un tronc, pour continuer à vivre à travers lui, nourrit de la sève de l’arbre qui devenait sa mère, sa nouvelle demeure. L’arbre devait être situé à l’opposé de la maison familiale et la mère ne devait plus s’y recueillir afin que l’âme du bébé ne revienne pas à la maison. Cette tradition n’est plus pratiquée de nos jours semble-t-il.

Nous nous rendons ensuite à une grande cérémonie funéraire, il y a beaucoup de monde, on aperçoit un buffle déjà sacrifié et comprenons qu’il ne sera pas le seul mais surtout nous découvrons une ambiance très festive des hommes dansent formant une ronde, des femmes frappent des bambous sur du bois, en rythme, c’est très beau. Tout le monde a revêtu des habits traditionnels, des constructions en bois accueillent les amis , familles et visiteurs autour d’un thé ou d’un café accompagnés de quelques sucreries. On apprend qu’on fête la mise en caveau d’une vieille dame.

Il faut savoir que dans la tradition Toraja, il se passe plusieurs années avant que le défunt soit célébré et mis en caveau, le temps nécessaire pour réunir les fonds, acheter les buffles et cochons qui seront sacrifiés ( puis partagés et mangés). Ces animaux accompagnent le défunt dans l’au delà. En attendant la cérémonie, le mort est considéré comme malade, il est « formolé » pour être conservé, il reste dans la maison familiale, on dort avec lui, on lui parle.

Il est important de comprendre que dans la tradition Toraja, les vivants honorent les morts et oeuvrent toute leur vie à préparer financièrement leurs funérailles. Pour avoir échangé de cela avec Yansen qui doit avoir 25 ans rien n’est plus important que cela dans la vie.

Cette journée si particulière restera gravée dans ma mémoire.

Sur le chemin du retour nous nous arrêtons voir des tombes de la famille royale puis nous allons au marché acheter un poulet, des légumes, des condiments et de la citronnelle pour préparer le papi’on un plat traditionnel cuit dans un bambou posé sur la braise. On a bien mangé ce soir là chez Jacob !

Pour notre dernière journée en pays Toraja, nous avons encore chevauché nos scooters et continué à parcourir cette région belle et fascinante.

Le pays Toraja, ces habitants, la gentillesse de Jacob et sa famille resteront un moment fort de notre voyage…

Retour sur notre court séjour de deux semaines en Malaisie :

Cette destination n’était initialement pas prévue dans notre itinéraire mais nous avions deux semaines de battement avant de retrouver notre fille ainée et son compagnon à Kuala Lumpur pour nous envoler ensemble vers  le Sulawesi, alors pourquoi pas revenir en Malaisie, pays que nous avions visité en 2015 (côte ouest et région du Sarrawak à Bornéo). Nous avons choisi de nous poser quelques jours dans la capitale puis de passer une dizaine de jours sur les îles Perhentians.

Arrivés à l’aéroport, nous avons rejoint le centre ville en Grab (Uber asiatique) pour 16€, il y a près d’une heure de route (sans les éventuels embouteillages).

A Kuala Lumpur nous avons découvert le principe du condo, kesaco le condo? Non ça ne se mange pas et ça ne se boit pas non plus ! Le terme exact est condominium, ce sont des ensembles d’immeubles dans lesquels on peut louer un appartement à la nuit, la semaine au mois ou plus ( il existe aussi des condos en ensemble de maisons). En louant un appartement on a alors accès à une salle de sport, piscine, un jacuzzi et même un supermarché, coffeshop… situés à différents étages de l’immeuble. Un service de surveillance est également assuré.

 Le principe est simple : la réservation se fait via booking.com ou Airbnb par exemple, une fois qu’elle est validée on reçoit un mail avec un numéro de téléphone de la personne à contacter à l’arrivée (ou convenir à l’avance d’une heure, utile pour les arrivées tardives). A l’arrivée, la personne contactée remet les clefs de l’appartement et récupère une petite caution ( rendue au check out). Nous avons choisi un appartement dans le quartier de Bukit Bintang à 5mn de marche des célèbres tours Petronas et de la KL Tower. Ce concept est très répandu dans certains quartiers de la ville et on en trouve à tous les prix selon le niveau de confort souhaité. Pour moins de 20€ le notre était déjà très bien. (Immeuble Mercu Summer Suite)

A kuala Lumpur nous avons déambulé dans le quartier chinois (Petaling street et son marché central), sur Jalan Alor (une rue très animée le soir avec une multitude de restaurants de street food), dans le quartier indien avec ses magasins de saris et ses restaurants traditionnels, quel plaisir de retrouver les saveurs de la cuisine indienne au Restaurant Betel Leaf, excellent !

Nous avons bien sûr flâné dans le Centre Commercial des Tours Petronas et assisté au spectacle son et lumière dans le parc des tours jumelles.

Après quelques jours de vie citadine nous avons pris un bus de nuit à l’immense gare routière TBS de Kuala Lumpur pour nous rendre à Kuala Besut (9€ le billet). A l’arrivée, nous avons acheté nos tickets de bateaux pour l’île de Kecil, la plus petite, le repère des bacpackers et c’est aussi la plus festive. (15€ billet aller / retour avec les taxes).

Nous avons réservé à Panorama Diver sur la plage de Long Beach, c’est un centre de plongée qui propose des formules hébergement en bungalow + plongées. Nous avons pris un forfait de 8 plongées / 3 nuits (2 plongées par jour pour Alex puisque je ne plonge plus) et nous avons rajouté deux nuits supplémentaires (ceci est possible uniquement s’il y a de la place car on n’est pas prioritaire si on ne plonge plus). Nous avons donc payé pour 8 plongées et 5 nuits en bungalow pour deux 190€ ce qui est très raisonnable.

Les 8 spots où Alex a plongé : Rawa Island,  Coral View*, Sugar Wreck (épave), Tanjung Butong*, Pulau Serengeh*,  Tanjung Basi, Batu Caping, Temple of the Sea*. (Spots préférés *).

De mon coté, j’ai bien profité du snorkeling sur Long Beach, j’ai fait une sortie en bateau sur Turtle Beach, Turtle Point, Shark Point, KK Bay, Coral Garden.

On a pu ensemble admirer un beau coucher de soleil sur Coral Bay et on a marché à travers la jungle jusqu’au village de pêcheurs où une jolie mosquée a été érigée en longeant plusieurs jolies plages.  En bref quand on n’était pas dans l’eau on se prélassait sur des plages magnifiques turquoises et cristallines ou dans notre hamac….

C’est au club de plongée qu’on a fait connaissance de Fabrice et Elsa venus en vacances depuis le sud de la France avec leurs deux enfants Perrine et Victor et avec qui on a partagé d’agréables moments autour des barbecues de poissons installés tous les soirs sur la plage de Long Beach.

Après les quelques jours passés sur cette île, nous avons pris un bateau taxi pour découvrir sa grande soeur, l’île de Besar et c’est au Flora Bay Resort que nous avons séjourné. Nous n’avions pas réservé mais par chance il leur restait une chambre, comme quoi même en pleine saison touristique on peut trouver des chambres. Peu d’hébergement sont sur les plateformes de réservation comme booking.Com ou Agoda alors mieux vaut faire des recherches pour trouver des adresses mails d’hôtels ou faire comme nous, aller voir sur place. On a payé 23€ par nuit avec le buffet de petit déjeuner inclus (il n’est pas extraordinaire).

On a trouvé les plages de l’île de Besar plus jolies que celle de Kecil, parmi elles, celles de Flora Bay, d’Abdul Chalet et Teluk KK. Grace à l’application maps.me on a pu repérer un sentier qui  traverse la jungle et découvrir les plages de l’autre coté. Le chemin est à l’abandon. Il semblerait que les vacanciers préfèrent prendre le bateau taxi pour se déplacer. Une fois de l’autre coté, il suffit d’emprunter le sentier du littoral pour passer de plages en plages sans oublier de faire quelques haltes snorkeling bien sûr !

Les fonds marins des îles Perhentians sont vraiment magnifiques. tortues, poissons perroquet, poissons clown, petits requins de récif, balistes, anémones et coraux de toutes sortes voilà un petit échantillon de la faune  que l’on peut découvrir aux îles Perhentians.

Après une dizaine de jours sur ces îles, on revient sur la terre ferme et on fait le voyage inverse vers Kuala Lumpur, toujours en bus de nuit.

Et notre séjour en Malaisie s’achève par les retrouvailles familiales ! 

Coté budget ça donne quoi des vacances sur des îles paradisiaques?

En 16 jours nous avons dépensé 852€  soit 26,60€ par jour et par personne, finalement on ne s’en sort pas si mal non? 

Bilan de notre séjour aux Philippines :

Après un vol depuis Ho Chi Minh au Vietnam nous avons atterri à l’aéroport de Manille, capitale des Philippines. Ensuite, c’est en taxi que nous avons rejoint le terminal domestique pour un vol vers l’archipel des Visayas, sur l’île de Cebu (60€ le billet). On découvre alors les jeepneys, ces anciennes jeeps de l’armée américaine customisées et transformées en transport collectif, les jeepneys sont très populaires dans les villes des Philippines.

Ce n’est pas facile d’appréhender ce pays morcelé en milliers d’îles et de choisir un itinéraire, nous avons opté, pour commencer, par quelques escales dans l’archipel des Visayas qui, en cette période de l’année, semblait plus favorable d’un point de vue météo.

Nos escales dans l’archipel des Visayas :

Moalboal : Après 3 heures de bus (1,50€) depuis Cebu City, nous nous posons pour quelques jours dans ce village balnéaire réputé pour ces énormes bancs de sardines et ses tortues que l’on peut découvrir en snorkeling à quelques mètres à peine du rivage sur la plage de Panagsama. C’est impressionnant et même étourdissant de nager au milieu de ces milliers que dis je ! ces millions de sardines. Dès que l’on fait un geste elles changent de direction de manière synchronisée, elles forment parfois d’énormes rouleaux, le spectacle est incroyable.

Durant notre séjour à Moalboal nous avons également loué un scooter et découvert la plage de White Beach, les cascades de Kawasan et sillonné les villages environnants. 

Malgré une météo un peu capricieuse nous avons passé un agréable séjour à Moalboal. 

De retour à Cebu city nous embarquons ensuite sur un ferry (10€ par personne avec les bagages) pour nous rendre sur l’île de Panglao reliée par un pont à celle de Bohol.

Panglao : Nous avons choisi un hébergement près de la longue plage de Damaluan réputée pour être plus agréable qu’ Alona beach, effectivement celle ci est envahie de nombreux bateaux et bordée de restaurants, bars et hôtels. A Damaluan, nous sommes cependant un peu surpris de découvrir une plage publique avec un droit de passage à payer ( comme à White beach), plage dont une partie est réservée à un hotel (des vigiles veillent à limiter l’accès aux clients). Le sable est d’un blanc immaculé, l’eau turquoise et cristalline ; en fin de journée, à marée basse on peut apercevoir de nombreuses étoiles de mer et des crabes. 

Durant notre séjour à Panglao nous avons fait une journée d’Island Hopping (20€ par personne). L’Island hopping est une sortie en mer sur la journée pour faire du snorkeling et découvrir de petites îles. Cette balade nous a mené jusqu’à l’île de Balicasag puis à Virgin Island. Arrivés sur Balicasag nous découvrons que nous n’avons pas le droit d’aller faire du snorkeling seuls mais que nous devons prendre un bangka ( barque traditionnelle) et donc payer si on veut observer la vie sous marine.  Il y a beaucoup de bateaux sur un petit périmètre et donc beaucoup de monde. L’eau est vraiment claire, il ya une multitude de petits poissons et tortues. Nous avons ensuite mangé sur la lagune de Virgin Island dans des petits stands proposant des barbecues de poissons, calamars, bénitiers, des oursins et brochettes de beignets à la banane. Cette journée est une belle découverte, le cadre est magnifique, bon, on ne s’attendait pas à voir autant de monde mais les Philippines sont très prisées par les touristes occidentaux et chinois et  les philippins sont également en vacances….

En scooter, nous sommes allés sur l’ile de Bohol à la rencontre des tarsiers au sanctuaire de Corella (1€ l’entrée), ce petit primate tout mignon avec ses gros yeux se fait de plus en plus rare, il a de nombreux prédateurs, il est fragile et se reproduit lentement (un bébé par portée, une fois par an). La visite  se déroule dans le plus grand silence car le tarsier est un animal extrêmement stressé qui peut mourrir d’un arrêt cardiaque s’il se sent agressé par un bruit soudain.

 Nous voulions continuer notre route jusqu’au site des Chocolate Hills ( nombreux dômes montagneux de couleur brune, d’où le nom de collines de chocolat !) mais la météo en a décidé autrement.

Après Panglao et Bohol nous avons choisi de nous rendre à Siquijor.

Siquijor : C’est donc au port de Tagbilaran sur l’île de Bohol que nous avons embarqué sur un ferry (12€) jusqu’à Larena sur Siquijor, cette petite île offre une végétation luxuriante, elle est peu touristique est a beaucoup de charme, l’ambiance est très paisible. Encore une fois nous avons loué un scooter ( environ 6/7€ la journée) pour traverser des villages, découvrir quelques plages et cascades. Sur le chemin, nous avons fait une petite halte au Balete tree, un banian centenaire au pied duquel se trouve un bassin rempli de petits poissons pour les amateurs de fish spa.

 Par certains aspects Siquijor nous a rappelé notre île, la Réunion. Siquijor n’est certes pas la plus belle ni la plus impressionnante des îles des Philippines mais elle offre une jolie parenthèse calme et reposante.

Nous n’avons pas été particulièrement séduits par les plages de Siquijor et nous avons appris bien plus tard que nous étions passés à côté de deux plages « secrètes »: la Monkey Beach et la Secret Beach ( visibles sur Google Map).

Siquijor est notre dernière étape dans l’archipel des Visayas et nous sommes donc retournés sur l’ile de Cebu pour prendre un vol vers l’île de Palawan (65€ le billet). Arrivés à l’aéroport de Puerto Princesa sur Palawan c’est en van que nous avons poursuivi notre route jusqu’au village de pêcheurs de Port Barton. C’est durant ce trajet que nous faisons la connaissance de Corinne et Marc, un couple de savoyards très sympas avec qui nous partagerons de très bons moments sur cette île.

Nous tombons immédiatement sous le charme de ce village de pêcheurs aux chemins de terre, l’ambiance est détendue, il n’y a quasiment pas de circulation et comme toujours dans ce pays les sourires des philippins nous accompagnent, une vie simple et paisible comme on aime. 

Nous avons fait ici une magnifique journée d’Island Hopping (20€ par personne) qui combine les meilleurs spots de chaque tour. ( tour A,B,C et D) Nous sommes partis en bateau traditionnel, l’horaire de départ était décalé par rapport aux quelques autres bateaux, ce qui nous a permis d’être plus tranquilles sur les différents spots. Et là nous en avons pris plein les yeux, les paysages sont époustouflants et le snorkeling est incroyable. Il est vrai que nous étions restés un peu sur notre faim dans les Visayas, ici les fonds sont vraiment magnifiques, différentes espèces de coraux multicolores s’offrent à nous et que dire des milliers de poissons dans cette mer toujours aussi turquoise et translucide. Notre petit groupe est très sympa et on mange dans un cadre idyllique un délicieux repas à base de poisson grillé, calamars, poulet, accompagnés de légumes et de fruits. Bon vous l’aurez compris on a adoré cette journée !

En scooter nous découvrons la belle et tranquille plage de White beach et de Coconut beach.

Sur la plage de Port Barton nous avons passé nos soirées dans un petit bar reggae où des groupes locaux se produisent, en sirotant un petit rhum mangue en compagnie de nos nouveaux amis Corinne et Marc. Le soir, en agitant l’eau, on peut apercevoir du plancton phosphorescent sur cette petite plage.

C’est avec un brin de nostalgie que nous quittons ce havre de paix pour poursuivre notre route en van (10€ par personne) vers notre prochaine étape El Nido. Alors clairement en préparant ce voyage je disais que je ne voulais pas y aller, craignant le tourisme de masse et toutes ses dérives… mais on n’est pas en haute saison touristique et même si le contraste avec la tranquillité de Port Barton est indéniable, je suis plutôt agréablement surprise en découvrant ce site, porte d’entrée vers le célèbre archipel des Bacuits réputé pour ses lagons paradisiaques, ses monts karstiques et ses fonds marins extraordinaires. Ici aussi les tours d’Island Hopping sont nommés par les lettres A,B,C,D et nous choisissons le tour A.

Encore une fois le spectacle est saisissant, la faune sous marine est très riche, les coraux sont beaux mais moins bien préservés qu’à Port Barton, l’afflux touristique est certainement en partie en cause dans ce phénomène…

Nous profitons de notre séjour à El Nido pour explorer la petite plage de Las Cabanas près de Corong Corong à quelques kilomètres d’El Nido, et celle de Nacpan à 45mn en scooter d’El Nido. On se souviendra longtemps de cette « expédition » vers Nacpan , il a plu dans la nuit et la piste en terre est très boueuse, un vrai bonheur en scooter ! Bon l’effort est récompensé à l’arrivée lorsqu’on découvre une immense plage de sable blanc (4 km de long).

Après 4 jours à El Nido, nous quittons nos amis savoyards pour aller sur l’île de Coron, dernière escale avant notre retour sur Manille. Le temps est pluvieux et orageux et ce n’est qu’au dernier moment qu’on nous confirme que le départ du ferry (30€ par billet) est possible.  Nous arrivons à Coron sous une pluie torrentielle qui durera tout au long de notre séjour sur cette île, donc clairement on n’a pas fait grand chose à part se balader dans la petite ville dès la moindre éclaircie…. 

Nous sommes revenus sur Manille par avion, les départs en bateaux sont annulés en raison des conditions météo. Nous passons une nuit dans la capitale avant d’embarquer pour notre prochaine destination….la Malaisie.

Nos hébergements aux Philippines :

Moalboal : Roos guesthouse (20€ la nuit avec petit déjeuner) a le seul avantage d’être bien situé.

Panglao : Adriana’s Place (11€ le bungalow), simple mais assez bien situé. On y mange trés mal par contre.

Siquijor : Tory’s Backpacker Paradise (11€ la chambre avec petit déjeuner), cette auberge de jeunesse (avec club de plongée) est bien située, l’espace commun est convivial, l’accueil est agréable.

Cebu : Copenhagen East (14€ la nuit) est un hotel basique, propre et proche de l’aéroport.

Port Barton : Beach Cottage Hummingbird (15€ le bungalow) est en bord de plage, le confort est basique mais nous retenons ici l’extrême gentillesse de notre hôte Vicky et de sa fille.

El Nido : Devayn Guesthouse (21€ la chambre) est un petit hotel simple, il a le grand avantage de se trouver à l’écart des bruits, de l’animation de la ville tout en étant proche de tout. L’accueil est agréable.

Coron : Yellow House Guesthouse (12€ la chambre avec petit déjeuner) est une maison avec 4 chambres, une cuisine, un salon et des sanitaires communs. La famille est très gentille et de bon conseil.

Quelques bonnes adresses pour manger:

Alors soyons clair manger local et bon a été un véritable défi pour nous aux Philippines, défi que nous avons souvent abandonné pour retrouver des saveurs moins exotiques…

A Moalboal :  Hus Kos Kitchen propose une cuisine locale à base de produits de la mer, c’est simple et efficace !

                Makan, il est situé en face du Hus Kos et on peut également y déguster du poisson, des calamars…

A Panglao :  Luna Rossa comme son nom l’indique c’est un restaurant italien, c’est très bon. J’ai succombé à leur tiramisu, c’est tellement réconfortant après plusieurs mois d’Asie !

A Siquijor : Dolce Amore et encore une fois c’est italien et les pizzas sont excellentes.

A Port Barton : Miam Miam Glou Glou, ce petit restaurant qui ne paye pas de mine est tenu par un français (un basque) marié à une philippine. Il propose quelques plats locaux et de la cuisine française. J’y ai goûté le kinilaw un plat philippin à base de poisson cru mariné dans du citron et du lait de coco.

                        Le Reef, on peut y manger des burgers, des salades, des pâtes…

A El Nido : L’Altrove et là sans surprise c’est encore un italien qui nous régale !

                  La Casa El Nido est situé en bord de mer, il propose une cuisine locale et bonne. Les prix sont très raisonnables.

A Coron : Le Buzz on y mange de bonnes salades, des pâtes et des pizzas ! Oui je sais on a craqué sur les pizzas…

Un peu partout aux Philippines on peut trouver des petits commerces avec toutes sortes de viennoiseries, ça ne coûte rien du tout ( 0,10€, 0,20€), on a particulièrement aimé des « pan de coco » et les petits donuts.

Un petit point sur le budget :

Entre les vols intérieurs, les trajets en ferry et les restaurants italiens on a littéralement explosé le budget…on a dépensé en 29 jours 2029€ soit 35€ par jour et par personne.

Bilan de notre séjour dans le sud Vietnam :

Lors de notre précédent voyage d’un mois au Vietnam, nous avions consacré peu de jours à la région du Delta du Mékong mais avions vraiment apprécié les paysages et la quiétude qui règne sur les bouts de terre formant des îles entourées par les canaux de circulation (les arroyos).

Ce voyage nous donnait l’opportunité d’y revenir et c’est en bus depuis le Cambodge (Phnom Penh) que nous sommes entrés dans le pays pour une dizaine de jours (Visa gratuit pour les séjours de moins de 15 jours). Il y avait d’autres options possibles depuis le Cambodge (Kampot en bus ou en bateau pour aller directement vers des villes du Delta comme Can Tho par exemple). Etant à Phnom Penh c’est à Ho chi Minh que nous sommes arrivés au Vietnam. C’est dans une petite guesthouse au coeur des ruelles du centre ville que nous avons posé nos sacs pour deux jours, accueillis chaleureusement par la charmante Kim (Best Hotel Cafe Saigon, 11€ la chambre avec salle de bain privée).

Après avoir flâné dans le quartier et retrouvé nos marques dans les rues, places et marchés animés, nous avons pris un bus pour la ville de Cantho, plus grosse cité du Delta du Mékong (3h de bus /7€). Nous avons choisi un hébergement à l’écart de l’agitation, en bordure des canaux, le Dan Sinh homestay qui propose des bungalows traditionnels en bois sur pilotis pour 7,50€ la nuit).

La ville de Cantho possède le plus grand marché flottant du pays, le marché de Cai Rang que nous voulions découvrir. Qui dit marché flottant dit lever à l’aube car les affaires se négocient dès 4h du matin et il n’est pas question de louper le ballet des nombreux bateaux chargés de bananes, ananas ou légumes,  et l’effervescence des négociations qui s’y passent.

Après nos déambulations au marché et quelques dégustations, nous avons pris un petit déjeuner vietnamien dans un des bars flottants installés sur le fleuve, puis visité le marché sur terre.

Ensuite, c’est dans un atelier que nous avons découvert la fabrication des feuilles de riz ( pour confectionner les délicieux nems ou rouleaux de printemps).

C’est par l’intermédiaire de notre hôte que nous avons effectué cette sortie très interessante et bien organisée (coût de la sortie 11€ par personne). Hormis cette sortie en barque nous avons emprunté des vélos à notre guesthouse et sillonné les chemins étroits dans le dédale des arroyos et villages autour de notre guesthouse. Comme j’ai la dengue ( contractée au Cambodge), nous apprécions de nous poser, l’atmosphère des lieux est tout à fait propice à la détente.

Après la région de Cantho, c’est Anh Binh que nous avons choisi comme deuxième escale dans le Delta et c’est en voiture partagée et pour 7€ que nous effectuons le trajet. Nous logeons à Ba Linh homestay (19€ la chambre très cosy avec le petit déjeuner compris).

Anh Binh est aussi très joli et tranquille et c’est encore une fois en selle que nous parcourrons les environs sans autre but que celui de découvrir la vie locale et les sourires des enfants toujours accompagnés de « Hello » à notre passage.

Après deux jours paisibles dans ce décor luxuriant nous partons en moto taxi puis en bus vers Ben Tre pour nous rendre dans une famille qui nous avait chaleureusement accueillie huit ans plus tôt, sur l’île de la Licorne (Thoi Son): Hai Den House. (29€ la chambre plutôt sommaire, avec petit déjeuner et repas du soir très bons et copieux).

C’est l’Anniversaire d’Alex et nos hôtes le découvrent en prenant nos références sur le passeport. Nous avons été choyés avec un repas exceptionnel, un gros gâteau et de beaux moments de partage. 

Cette homestay fonctionne uniquement par le bouche à oreille ( ils ne sont ni sur Booking ni sur Agoda) mais ne reçoivent qu’occasionnellement, en raison de problème de santé. Il fait très chaud et je ne me sens pas suffisamment en forme pour explorer plus loin que le verger de la guesth et les environs proches. L’île est très agréable et les hôtes prêtent des vélos pour la découvrir ( nous l’avions fait en 2011).

Après deux jours passés dans cette famille nous partons en taxi pour Mytho ( 2,50€) puis en bus pour Ho Chi Minh (2,30€ pour 2h de transport) et retournons chez Kim pour finir cette petite étape vietnamienne et retrouvons les joueurs de plumfoot (Da Cau en vietnamien) sur la place centrale. Le Da Cau est un sport asiatique très présent au Vietnam, il consiste à s’envoyer un genre de volant de badmington avec le pied (le dessus comme le dessous du pied) et le torse. Ce sport se pratique dans la rue, sur les places surtout, en équipe, en cercle aussi. Il y a même des compétitions de plumfoot. C’est impressionnant à observer.

Lors de notre séjour dans le Delta du Mékong nous avons toujours mangé dans nos hébergements, à Ho Chi Minh nous avons découvert le Royal Saïgon qui propose une bonne cuisine vietnamienne, on a surtout mangé dans des food court installés dans la rue. Il n’est pas difficile de se régaler au Vietnam, la cuisine est tellement savoureuse! 

Pour conclure, un petit point budget s’impose: 

Nous avons dépensé en moyenne 19€ par jour et par personne durant nos 10 jours au Vietnam.

Bilan de notre séjour au Cambodge :

Avant de vous partager notre itinéraire et quelques bonnes adresses et autres, il est nécessaire que je commence ce bilan par quelques explications, réflexions et même ressentis sur ce séjour.

Puisque nous sommes sans guide de voyage, on essaie de préparer un peu les étapes en s’inspirant d’autres voyageurs, de leurs avis, leurs coups de coeur etc…. mais on est tous différents et ce qui va plaire à certains ne va pas convenir à d’autres et puis il y a certains paramètres à prendre en compte : les pays changent au fil des ans, le tourisme évolue, la période du voyage et donc la météo sont aussi à considérer … bref tout ça pour vous dire que notre séjour dans ce pays a été en demi teinte. Nous avons essayé de comprendre quelles en étaient les raisons, je vous partage ici quelques unes de nos réflexions….

C’est avec une pointe de nostalgie que nous avons quitté le Laos, ce pays nous a enchanté alors peut être que nos attentes étaient trop élevées en arrivant au Cambodge. Nous pensons également avoir fait quelques erreurs sur l’itinéraire. La gestion ou plutôt la non gestion des déchets dans ce pays est catastrophique (hormis à Siem Reap) et l’ omniprésence de déchets plastiques nous a vraiment déplu. Pour finir, et nous avons conscience que ce problème est également présent dans d’autres pays d’Asie (ou autres) mais la présence du tourisme sexuel vient également noircir le tableau de nos impressions sur le pays. 

Evidemment tout ceci est notre petite expérience de 25 jours dans le pays.

Bon maintenant, place à l’itinéraire :

J1 à J7 : Après avoir passé la frontière du Laos et pris deux vans (changement à Stung Treng), nous arrivons à Siem Reap où nous passons une semaine à la découverte de la région et des célèbres temples d’Angkor (cf l’article détaillé dédié à cette étape).

Le ticket que nous avons pris à Don Khone ( 4000 îles au Laos) comprend tous les transports en vans jusqu’à Siem Reap. (23€ environ).

J8 et J9 : Nous prenons un bus pour Battambang (6€). Il est important de préciser que nous avions initialement prévu de joindre ces deux villes par bateau mais on est en fin de saison sèche et cela n’était pas possible… Nous avons été déçus par cette ville et sa campagne que nous avons parcouru en scooter, Les maisons coloniales de Battambang ne présentent pas, à nos yeux, un grand attrait. L’intérêt de cette région est la découverte du lac Tonle Sap et des villages flottants mais en cette saison….

J10 : Nous décidons de quitter cette région pour aller en bord de mer (bientôt trois mois que nous avons quitté la Réunion et le manque commence à se faire sentir ! ). Nous prenons un bus pour nous rendre à Sihanoukville (environ 9H de voyage, pour 20€), on aurait dû faire ce trajet de nuit ça nous aurait éviter de voir l’horreur. Je vous explique tout ça. Bon pour commencer on arrive sous des pluies diluviennes et le tuktuk qui nous amène à notre guesthouse située près de la plage, traverse la ville, les routes sont défoncées (beaucoup de camions passent par là car la ville a un grand port maritime), des montagnes de déchets jonchent le sol et flottent dans les ruisseaux crées par la pluie. La ville est en plein chantier, les investisseurs chinois construisent des hôtels et des casinos, il y a des grues partout. Pour couronner le tout, nous débarquons dans une guesthouse plutôt glauque et humide en bord de plage (parsemée de déchets ménagers), l’accueil n’est pas terrible… Bon on est loin de l’image de la plage paradisiaque là, vous la sentez la grosse déception? Alors le lendemain matin quand on a vu le ciel grisâtre et les gros nuages on a décidé de partir dans le sud du pays et nous n’avons pas tenté d’aller sur l’île de Koh Rong Samloem comme c’était prévu.

J11 à J14 : Nous prenons un bus pour Kampot (escale à Phnom Penh, 5€). La ville est réputée pour ses bâtiments coloniaux (certains sont en état d’abandon, d’autres sont restaurés plus ou moins bien et transformés en commerce ou restaurant), bref pas de coup de coeur pour la petite ville de Kampot.

La région est réputée pour sa culture du poivre, nous avons visité le domaine appelé La Plantation, on a passé une super journée dans cette exploitation bio (poivres à différents stades de maturation et diverses épices), le projet permet à tout un village de vivre, une école a été construite. On est contents d’avoir découvert cette belle initiative, le site et ses environs sont magnifiques.

Durant notre séjour à Kampot nous sommes allés sur la montagne de Bokor, une ancienne station climatique, on n’a pas trouvé les paysages particulièrement beaux, les vestiges d’anciens hotels ou sanatorium laissés à l’abandon donne un caractère un peu étrange au site.

La campagne autour de Kampot est plutôt agréable avec sa rivière et ses mangroves.

J15 à J17 : Nous quittons Kampot pour la petite ville balnéaire de Kep (environ 30mn de trajet, 2€) et là c’est encore une déception…. la plage est bondée de monde, la couleur de l’eau n’est pas très engageante et la vision des égouts qui s’y déversent pas trop loin n’arrange rien. Tôt le matin, on a sillonné le marché de poissons et surtout de crabes ( le crabe bleu de Kep est réputé, il est cuisiné avec une sauce au poivre de Kampot, on a goûté, on a apprécié).

Nous avons pris un bateau (9€ l’aller retour) pour nous rendre sur Rabbit Island (île des lapins). On avait entendu parlé de ce bout de terre comme d’une île paradisiaque, alors oui la plage sur laquelle on débarque est plutôt agréable mais il ne faut surtout pas s’éloigner de là…. la gestion des déchets est encore une fois anarchique et on découvre l’envers du décor en se baladant, des décharges d’ordures à peine dissimulés derrière les bungalows et sur le sentier qui parcourt l’île.

J18 à J22 : Nous prenons un bus pour nous rendre à Kampong Cham (13€), cette petite ville au bord du Mékong n’est pas touristique, elle est typique, plutôt calme et la campagne des alentours est jolie (villages traditionnels, temples…). Sous les conseils de notre ami François, nous avons décidé de passer quelques jours dans une guesthouse au sein d’une ONG (OBT: Organization for Basic Training) située dans le petit village de Chiro, proche de Kampong Cham. Cette ONG créée en 2007 par Sophal, un habitant de Chiro, a pour mission principale de favoriser l’accès à une meilleure éducation pour les enfants et d’améliorer la vie des habitants de ce village très pauvre. Près de 400 enfants viennent à OBT dans l’après midi (après l’école publique) pour prendre des cours d’anglais, math, informatique et musique/danse (des spectacles sont organisés dans des hôtels de la capitale ou dans la région). OBT a également mis en place des projets autour du ramassage de déchets et  du recyclage de plastique (fabrication de briques avec du sable et du plastique, fabrication de carburant pour les engins agricoles). La gestion de bungalows, de nuits chez l’habitant ainsi qu’un restaurant d’application permettent à certains jeunes de s’initier aux métiers de l’hôtellerie (partenariat avec des écoles du pays).

Nous avons passé un agréable séjour dans ce village. On a rencontré quelques volontaires mais on est arrivés en pleine épidémie de dengue et 8 des 11 volontaires étaient absents (hospitalisés ou rentrés dans leur pays). Pour la petite histoire, je ne le saurai qu’une semaine plus tard mais c’est ici que j’ai attrapé la dengue (Les symptômes sont apparus au Vietnam).

J23 à J25 : Nous prenons un bus pour Phnom Penh (4€) Nous avons choisi de loger dans le quartier proche du marché central bien placé, le quartier est animé sans être trop bruyant non plus.

Nous avons profité de ce séjour pour faire quelques achats et visiter le Musée du génocide (7€), l’ancienne prison S21, ce musée retrace les horreurs vécues dans ces bâtiments sous la dictature communiste des khmers rouges entre 1975 et 1979. La visite est éprouvante, les témoignages (en audio guide) sont saisissants, émouvants.

Les cambodgiens pansent encore les cicatrices de ce lourd passé.

Au terme de ce séjour, nous prenons un  bus à la gare centrale jusqu’à notre prochaine étape Ho Chi Minh au Vietnam (environ 9€).

Nos hébergements :

A Siem Reap : Hotel Cashew Nut Villa (13€ la nuit), il est dans un quartier assez calme tout en étant proche des restos et bars de la ville. La chambre est simple et correcte, il y a une petite piscine (appréciable après les longues journées de visite des temples). L’accueil est agréable.

A Battambang : Le Lucky Hotel (4,50€ la nuit), très correct pour le prix, il y a une piscine intérieure bon pas terrible faut le dire, on ne l’a pas testée. 

A Sihanoukville :  la guesthouse « chez Paou » (8€ la chambre avec salles de bain communes), elle est située  sur la plage de Otres, l’accueil était plutôt froid et la chambre médiocre.

A Kampot : My Parents Guesthouse (10,50€ la chambre) est tenue par une famille très accueillante, la chambre est très agréable ainsi que l’environnement (joli jardin potager). La guesthouse est à l’extérieur de la ville, il vaut mieux avoir un scooter pour se déplacer.

A Kep :  Man groove Guesthouse (9€) n’est pas très bien située, il y a des vélos à disposition mais leur état est vraiment pitoyable. La chambre est correcte, l’espace commun est agréable, il y a une piscine hors sol, l’accueil est plutôt convivial, très décontracté….

A Rabbit Island : bungalow près de la plage tenu par Simone (7€ prix négocié), c’est simple, l’environnement est sale (déchets ménagers partout derrière les bungalows).

A Chiro (village proche de Kampong Cham) : ONG OBT Chiro ( 8,50€ la nuit), notre bungalow sur pilotis est grand et très agréable, il y a deux terrasses. (Tous les bungalows sont différents).

A Phnom Penh : Le Billabong Hotel ( 23€), auberge de jeunesse avec une grande piscine et un espace commun convivial, la chambre est très bien, propre et confortable.

Quelques bons restaurants :

Bon clairement la cuisine cambodgienne ne nous laissera pas un souvenir impérissable mais on a quand même dégoté quelques bonnes adresses.

A Siem Reap: le Tevy Place est rapidement devenu notre cantine, la cuisine cambodgienne est excellente et à des prix très abordables (2/3€ le plat). Belle découverte, l’accueil y est chaleureux.

Ce n’est pas un restaurant mais on a mangé de très bonnes glaces à Gelato Lab dans le coeur de ville de Siem Reap.

A Battambang: Le Nary Kitchen, la cuisine locale est de qualité ( ils proposent des cours de cuisine).

                         Le Coconut Lili : Ce restaurant local  se trouve à coté du Nary Kitchen et on peut également y prendre des cours de cuisine, on y a très bien mangé.

A Kampot : Le Kampot Seafood and Pepper est tenu par un français, la cuisine est raffinée (beaucoup de poissons et fruits de mer), les prix sont un peu élevés pour un portefeuille de backpackers (environ 7/8€ le plat).

                  Le restaurant de La Plantation, on y a très bien mangé, on a eu la chance de discuter avec les patrons qui nous ont offert du vin et fait goûter certaines spécialités. Tout est bio. Le cadre est magnifique.

A Kep : Le Kilmy, on y est venu pour manger le fameux crabe bleu au poivre de Kampot, c’était très bon. 

A Kampong Cham : le Smile, propose une bonne cuisine locale, c’est un restaurant d’application qui oeuvre auprès de jeunes de milieux très défavorisés.

A Chiro : le petit resto d’application d’OBT, bon la cuisine n’est pas exceptionnelle mais ce projet mérite d’être soutenu et encouragé.

A Phnom Penh : Pizzeria le Limoncello, bon là comme son nom l’indique ce n’est pas local ! Mais une bonne pizza ça fait quand même du bien ! 

Côté finance ça donne quoi?

Il faut savoir qu’au Cambodge on utilise simultanément 2 monnaies : le dollar et le riel, on paye généralement en dollar ( la monnaie de change) et la  monnaie est rendue en riel ou en dollar. On peut aussi payer en riel pour les petites sommes chez les commerçants ou au marché par exemple. Dit comme ça, ça semple compliqué mais en fait on s’y habitue très vite.

Nous avons dépensé en moyenne 26€ par jour et par personne au Cambodge soit un total de 1300€ à nous deux en 25 jours. (180€ consacrés à la visite des temples d’Angkor: Pass de 3 jours 55€ chacun, chauffeur de tuktuk pour les 3 jours: environ 70€).

Pour conclure ce bilan, je dirai que si c’était à refaire je consacrerai du temps à la région du Ratanakiri et du Mondolkiri et ne garderai de notre itinéraire que l’étape de Siem Reap bien sûr, Kampong Cham et un cours passage à Phnom Penh et Kampot.

Notre séjour à Siem Reap à la découverte des temples d’Angkor :

Nous sommes rentrés au Cambodge par la frontière terrestre au sud du Laos (4000 îles), c’est donc d’abord en bateau que nous avons quitté l’île de Don Khone puis en bus que nous avons atteint la frontière tant redoutée par les voyageurs pour sa corruption. Bien sûr nous n’avons pas échappé à la règle du backchich en payant 40 dollars au lieu des 35 officiellement en vigueur… Deux bus et quelques heures de route plus tard nous sommes arrivés à Siem Reap (23€ de transport au total par personne).

C’est dans un petit hotel, le Cashew Nut (12€ la nuit et une piscine pour se rafraîchir après les visites) que nous avons posé nos sacs pour une semaine.

Comme le voyage depuis le Laos était long et donc fatigant nous avons opté pour une journée de découverte de la ville de Siem Reap avant d’arpenter les temples. Cette journée nous a également permis d’organiser la visite du site. 

Visiter les célèbres temples d’Angkor était pour nous un rêve que nous allions enfin pouvoir toucher du doigt et qui justifiait à lui seul notre voyage au Cambodge alors on voulait prendre notre temps et en profiter.

Il faut savoir qu’il y a deux boucles de visites qui permettent de découvrir différents temples (le petit et le grand circuit), d’autres temples sont disséminés dans la région.

Le visiteur peux choisir soit un pass d’entrée à 37 dollars pour 1 jour, un à 62 dollars pour 3 jours (valable une semaine) ou un pass pour les passionnés d’archéologie d’une semaine à 72 dollars (valable un mois). Nous avons opté pour le pass de 3 jours et avons décidé de répartir nos visites sur la semaine et nous avons bien fait parce que mine de rien c’est fatigant ! Et puis comme on dit « trop de temple tue le temple »

Ok pour le pass de 3 jours mais « comment y aller? » et là encore plusieurs options s’offrent à nous : en tuk tuk avec ou sans guide, en scooter électrique, en scooter (officiellement interdit sur le site), à vélo.

Initialement nous avions prévu de faire la grande boucle en tuk tuk et pourquoi pas la petite à vélo? Mais ça c’était avant… avant de réaliser que le temple le plus proche de Siem Reap se trouvait à une quinzaine de kilomètres, de constater que pédaler sous un soleil de plomb au mois de juin n’était pas pour nous. Nous avons donc opté pour le tuk tuk avec juste un chauffeur (environ 20 ou 25 dollars la journée, l’option avec un guide en plus coûte environ 60 dollars). Nous avions entendu parlé sur un groupe facebook de voyageurs  (Bienvenue au Cambodge…infos, échanges, bons plans…) d’un certain Mister Why Not et nous l’avons contacté.

C’est un chauffeur de tuk tuk, il a travaillé comme guide auparavant, il est passionné d’Angkor et plein de petites attentions lors des journées de visites (il amène de chez lui et achète des spécialités cambodgiennes, des fruits…). Il faut savoir que les chauffeurs n’ont pas le droit de faire guide aux temples d’Angkor. Mister Why Not reste près de son véhicule, il ne rentre pas dans les temples mais donne beaucoup d’informations au préalable.

Nous avons consacré notre première journée de visite aux temples qui se trouvent sur le grand circuit, en commençant par la découverte du majestueux Angkor Wat au lever du soleil. C’est donc à 4h du matin que le chauffeur est venu nous récupérer, nous sommes d’abord allés acheter nos pass pour 3 jours (on a pu constater que beaucoup plus de personnes optaient pour une seule journée de visite) puis nous avons rejoint l’entrée du temple Angkor Wat. Il est le point de départ de tout visiteur donc il y a du monde mais en ce mois de juin pas autant qu’on le craignait (c’est la basse saison touristique). Le spectacle du lever de soleil sur ce temple est grandiose, d’une incroyable beauté. Ce temple est une fierté nationale, il est même l’emblème des billets de banque du pays et représenté sur le drapeau national. On comprend cette fierté, il est immense, majestueux, son architecture est singulière.

Comme je l’ai dis précédemment visiter les temples est éprouvant, on marche beaucoup, il fait chaud même très chaud et puis il faut monter, descendre toutes ces marches hautes et irrégulières, ils devaient être musclés les khmers du Xème siècle! 

Le petit circuit s’étend sur 17km et le grand sur 26km. C’est impressionnant de découvrir les vestiges de cette civilisation et d’imaginer l’ampleur, la richesse que devait représenter cet empire, la vie qui devait y régner et que dire de tous ces hommes, ces femmes et ces milliers d’éléphants qui ont consacré leur vie à la construction de ces monuments des siècles durant.

Parmi les temples les plus célèbres : Angkor Wat, Angkor Thom qui comprend le Bayon, le Baphon et le Palais royal,  le Ta Prohm (lieu de tournage de certaines scènes du film Tom Raider), le Prasat Pre Roup, le Ta Som.

Aujourd’hui, après des siècles d’oublis, de gros travaux de restauration ont permis de reconstituer certaines ruines, d’autres sont en cours et on peut constater une réelle dynamique autour de ces travaux archéologiques. Ce site attire beaucoup de touristes, il représente une vraie manne économique pour Siem Reap et sa région.

En dehors des deux circuits nous avons visité d’autres vestiges : le Banteay Srey et le Banteay Samre.

Sur la route qui mène au premier nous avons pu admirer le travail d’artisans sculpteurs sur bois, découvrir la fabrication du sucre de palme et faire une marche dans une forêt luxuriante jusqu’à une rivière dont les roches ont été sculptées de nombreuses représentations bouddhiques.

Quelques conseils pour visiter les temples d’Angkor:

Démarrer sa journée de bonne heure (l’Angkor Wat est accessible dès 5h et les autres temples à partir de 7h, l’ensemble du site ferme à 17h30).

Se couvrir les épaules et les jambes (règle valable dans tous les temples), ces temples sont des vestiges et plus des lieux de cultes donc il n’est pas nécessaire de se déchausser (Ouf!).

Emporter de l’eau et de quoi se restaurer, les prix sur le site sont exorbitants (exemple le fried rice est à 8 dollars contre 2 dollars en ville).

Faire les circuits à l’inverse des aiguilles d’une montre (on croise moins de touristes et notamment moins de bus de chinois. Je n’ai rien contre les chinois attention! mais c’est juste les seuls à être en circuits organisés et à se déplacer en grands bus).

Revenir sur le site d’Angkor Wat dans l’après midi pour y prendre des photos sans la horde de touristes.

Nos trois journées de visite des temples d’Angkor nous ont enchantés au delà de nos espérances.

La ville de Siem Reap a su également nous séduire, il s’y mêle des airs de ville asiatique traditionnelle et de modernisme.

Le quartier en centre ville appelé Pub Street regroupe bon nombre de bars et restaurants implantés dans de jolies bâtisses coloniales. 

Nous avons flâné dans plusieurs petits marchés artisanaux de la ville.

Nous sommes allés à la rencontre des artisans de demain dans une école d’apprentissage qui privilégie l’accueil de jeunes issus de milieux défavorisés de tout le pays.

Nous avons assisté à une représentation de danses Apsara, ces spectacles de danses ancestrales étaient jadis réservées aux rois. 

Parmi les petites découvertes qui font plaisir :

La présence de quelques boulangeries à la française, un peu de bon pain c’est pas mal!

Un délicieux glacier (merci à Morgane et Johan pour le tuyau) le Gelato Lab.

Un petit restaurant qui est très vite devenu notre cantine le Tevy’s Place qui propose une cuisine locale délicieuse et à des prix tout doux, l’accueil est très souriant (entre 1,75 et 4 dollars les plats), une belle et émouvante histoire de famille à découvrir.

Le bilan de notre séjour au Laos :

Autant rentrer directement dans le vif du sujet, ce pays d’Asie tout en longueur niché entre la Thaïlande et le Vietnam a été un véritable coup de coeur pour nous! Nous l’avons traversé du nord au sud et y sommes restés 30 jours (le temps complet du visa). Nous sommes arrivés par la frontière thaïlandaise de Chiang Kong / Huey Xai (coût du visa: 30$).

Itinéraire :

J1 : Nous passons la frontière terrestre jusqu’au village de Huey Xai où nous passons notre première nuit laotienne.

J2 : Nous embarquons sur un bateau pour une journée de croisière sur le Mékong au milieu d’un joyeux bazar de touristes, locaux, marchandises, scooters. C’est à Pakbeng que nous passons notre deuxième nuit. 

J3 : A Pakbeng nous passons la journée au Mekong Elephant Park (55€ par personne), un sanctuaire très respectueux qui permet d’observer les pachydermes, d’en apprendre sur leur mode de vie, leur comportement et sur la vie de cornac.

J4 : Nous reprenons place sur un bateau pour une journée de navigation vers la ville de Luang Prabang que nous atteignons en fin d’après midi. (Coût du slow boat de la frontière à Luang Prabang: 15€)

J5,6,7 : Nous découvrons la jolie ville coloniale de Luang Prabang et son architecture, au programme: visite de plusieurs temples disséminés dans la ville, balades dans les rues au bord de la rivière et du Mékong, découverte en scooter de la cascade de Kuang Xi (2€ l’entrée) et de son centre de préservation d’ours bruns, visite d’une ferme bio avec repas chez l’habitant chez Fasai Garden, montée au Mont Phusi au coucher de soleil, visite du marché de nuit et de sa street food, découverte du Tak Bat, l’offrande matinale aux moines.

J8,9,10 : Nous prenons un mini van (8€) pour nous rendre au nord du pays dans le village de Nong Khiaw au bord du Mékong et en profitons pour passer une journée, accompagnés d’un guide à : explorer les bords du Mékong en bateau, découvrir une grotte ayant servi d’abri pendant les bombardements américains de la guerre du Vietnam, se balader dans des villages et notamment celui de Muong Noi, faire une marche et se baigner dans un bassin avec une cascade. (agence Tiger Trail à Nong Khiaw: 25€/ personne repas compris).

J11 : Nous repartons en mini van vers Luang Prabang où nous passons une dernière nuit.

J12,13 : Nous allons à Vang Vieng en mini van (9€) et parcourons en scooter la campagne environnante, ses coins de baignade appelés lagoon et ses paysages aux multiples monts karstiques.

J14 : Nous prenons un bus pour la capitale Vientiane (5€) et nous baladons dans la ville.

J15,16 : Nous partons en bus à Kong Lor (16€) et en profitons pour visiter en barque la magnifique grotte de 12km de long (6€) et faire une balade le long de la rivière au  milieu des enfants, des pêcheurs, des buffles et des milliers de papillons.

J17 : Nous partons pour Savannakhet (2 tuktuks et un bus), une ville aux larges rues abritant quelques bâtisses coloniales.

J18 : Nous prenons un bus pour Pakse (6€), cette ville est le point de départ de la boucle à moto sur le plateau des Bolovens.

J19,20,21,22 : Road trip en moto sur le Plateau des Bolovens (Cf l’article dédié à cet itinéraire).

J23 : Nous découvrons en scooter la petite ville de Champassak traversé par le Mékong et surtout son temple le Vat Phou (datant du Xème siècle, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco). Nous passons une dernière nuit à Pakse.

J24,25,26,27,28,29 : Nous prenons un bus puis un bateau (7€) pour nous rendre aux 4000 îles et plus précisément sur l’île de Don Khone où nous nous reposons, au programme: farniente dans notre petit bungalow et dans le hamac, sortie kayak d’une journée en groupe avec un guide à la découverte de cascades, de la flore, des dauphins d’Irrawaddy, découverte des chutes de Liphi, balade à vélo sur l’ile de Don Khone et de Don Det.

J30 : Nous quittons ce petit havre de paix encore une fois en bus pour nos rendre à la frontière de notre prochaine destination, le Cambodge.

Nos hébergements:

A Huey Xai : Sabaidee Guesthouse (12€), une guesthouse propre, simple, très correcte pour une courte étape.

A Pakbeng :  Pakbeng Guesthouse (10€), un petit établissement familial plutôt sommaire, il a l’avantage d’être situé près du quai d’embarquement.

A Luang Prabang: Sakura Wood House (9€), la chambre est propre mais très petite, la décoration est vieillotte, pour le prix dans cette ville touristique il reste correct.

Soutikone Place 2 (9,50€ avec le petit déjeuner), un bon rapport qualité prix, la chambre est grande, propre et confortable.

A Nong Khiaw : le Nong Khiaw Riverside (25€ petit déjeuner compris), un établissement très joli avec des bungalows qui surplombent le Mékong et une vue magnifique depuis leurs terrasses.

A Vang Vieng : Le Magic Monkey Garden (13€) est situé à l’écart de l’agitation de la ville mais suffisamment près pour se déplacer à pieds, il a une piscine d’eau salée petite mais agréable, les chambres sont minimalistes mais confortables. 

A Vientiane : le Thawee guesthouse (13€ petit déj compris), l’accueil est désagréable, l’établissement est médiocre ( sale, vieux) bref je déconseille!

A Kong Lor: Le Spring River Resort ( 13€ le bungalow côté jardin), l’établissement est bien conçu au coeur d’une végétation luxuriante, les bungalows sont très agréables, un très bon rapport qualité prix. Les repas y sont très bons (un peu chers pour la moyenne du pays). L’accueil est sympathique.

A Savannakhet : le Sala Thongyon ( 9€ petit déjeuner compris) est une petite guesthouse familiale à l’accueil chaleureux à l’écart de la ville qui propose de petits bungalows en bois autour d’un joli jardin où gambadent des lapins). C’est un bon rapport qualité prix.

A Pakse : L’Hostel 1918 (5€ le lit) est une auberge de jeunesse à la décoration très soignée, les dortoirs sont propres, confortables, les sanitaires  bien conçu et l’espace commun agréable.

Sur la boucle du Plateau des Bolovens:

A Tad Lo : Palamei Guesthouse (10€) est un établissement familial qui propose des bungalows avec une jolie vue sur la campagne environnante. L’accueil est chaleureux ( présence d’une jeune française en Workaway).

A Tad Houa Khon : Le PS Garden (6€) toute petite structure familiale qui propose des chambres sommaires mais correctes pour une courte étape. En saison touristique des tentes sont installées sur de petits plateaux qui surplombent la rivière avec une vue sur la cascade.

A Tad Tayiscua : Le Tad Alang Homestay (10€ la chambre) est situé en bord de rivière, près de la cascade Tayiscua, son espace commun est agréable, avec des transats, on y mange plutôt bien. Il y a différentes catégories d’hébergements (dortoirs, chambres doubles avec salle de bain commune). Les chambres sont simples mais correctes.

A Don Khone (4 000 îles) : Le Boun Phan (8€ le bungalow) est une petite structure familiale qui propose des bungalows simples, sommairement agencés mais très agréables ( surplombe le Mékong), chaque bungalow possède sa petite terrasse avec ses hamacs.

Quelques restos que nous avons appréciés : 

A Luang Prabang : Le Tamarind Tree est un petit resto sans prétention en bordure du Mékong, il ne faut pas y aller pour le sourire de la patronne ni du serveur on y a mangé 3 fois et on l’attend encore… il ne faut pas non plus être trop exigeant en décoration mais on y mange très bien pour un prix très correct (environ 3€ plat+boisson).

Le Bouang, restaurant fusion joliment décoré et à la cuisine raffinée, bon c’est du fusion donc un peu cher pour un budget backpacker (environ 10€ par personne pour un plat et une boisson).                                             

A Kuang Xi waterfalls : repas chez l’habitant à Fasai Garden, repas typique, bio, simple.

A Vang Vieng : Le Happy Mango est un petit restaurant qui propose des plats thaïlandais.

A Kong Lor : le restaurant de notre hébergement le Spring River Resort. 

A Pakse : bon ce n’est pas de la cuisine typique du Laos mais en voyage ça fait aussi du bien de retrouver des saveurs familières alors quoi de mieux qu’une bonne pizza italienne de chez Dok Mai Lao Trattoria Italiana. C’est dans cette ville qu’on a découvert une très bonne boulangerie tenue par un français : la Boulange.

A Don Khone : Chez Fred et Léa est tenu par un français et sa compagne laotienne, très proche de notre hébergement sur l’île, ce petit restaurant a été notre cantine durant les quelques jours passés aux 4000 îles.

Un petit point sur le budget:

Nous avons passé 30 jours au Laos et avons dépensé 1505,40€ soir une moyenne de 25,10€ par jour et par personne, ce qui est légèrement au dessus de ce que nous pensions mais faut dire qu’on s’est fait quelques petits extras.

Nos coups de coeur au Laos :

La douceur de vivre des habitants et la beauté des paysages sont incontestablement les aspects du pays qui nous ont le plus séduit.

Nous avons souvent loué un scooter et le sentiment de liberté et d’autonomie que cela procure nous a beaucoup plu.

Les 2 journées de traversée du Mékong pour rejoindre Luang Prabang sont des moments forts de notre voyage. Le moment de partage d’un repas à bord avec des femmes laotiennes et la rencontre de Sonia, une voyageuse française y sont certainement pour beaucoup mais également la découverte d’une vie simple, rythmée par le fleuve.

La journée passée au sanctuaire pour éléphants Mekong Elephant Park restera à jamais gravée dans nos mémoires (cf la vidéo youtube dédiée).

La ville coloniale de Luang Prabang a un charme tout particulier auquel nous ne sommes pas restés insensibles.

Les chutes de Kuang Xi et leurs eaux turquoises sont magnifiques, un conseil : y aller de bonne heure vers 8h30/9h, avant l’arrivée des bus de touristes chinois. Il faut compter 45mn de scooter depuis Luang Prabang.

Le nord du pays et ces villages au bord du Mekong (Nong Khiaw, Muong Noi) mérite le détour et nous y serions bien restés plus longtemps. 

La grotte de Kong Lor est un site d’exception impressionnant qui nous a beaucoup plu.

Les 4000 îles, ce havre de paix est unique, nous avons beaucoup apprécié y séjourner et nous y reposer.

Au Laos, nous avons également fait de belles rencontres, Sonia, Blue, François, Andréa, Johan, Morgan et Selim.

 Ce pays comme je l’ai déjà dis a été un véritable coup de coeur pour nous, nous y reviendrons pour prendre plus de temps dans le nord et parcourir la région de Thakhek pour faire la boucle en moto qui d’après les témoignages que nous avons eu, est magnifique.

Entre Myanmar et Laos, une petite traversée de la Thaïlande :

En partant de la Réunion, nous avons choisi d’atterrir à Bangkok (vol direct avec Air Austral) pour rejoindre ensuite la frontière terrestre vers le Myanmar. Nous en profitons pour nous poser deux jours dans cette mégapole et découvrir ou redécouvrir certains sites et quartiers. Nous décidons de loger dans un quartier populaire au bord de la rivière Chayo Praya qui traverse la ville, le quartier de Thewet. Il est animé avec ses stands de rue, son marché et ses petits restaurants le long du canal, son marché aux fleurs. Nous apprécions son atmosphère calme. Nous passons deux nuits à Sawadee Guesthouse, très agréable, propre et pas chère ( 394 baths la nuit soit 11€).

Durant notre séjour à Bangkok, nous mangeons dans des stands de rue (très nombreux dans la ville), nous découvrons le quartier chinois (Chinatown ou Yaowarat) en soirée.

Nous visitons les temples Wat Poh et le Wat Arun ( en bateau depuis le quartier de Thewet).

Nous renonçons à visiter le palais royal en raison de la foule. Le couronnement du roi doit avoir lieu dans les prochaines semaines et les préparatifs sont déjà bien visibles dans toute la ville notamment dans les tenues vestimentaires, énormément de personnes s’habillent en jaune.  Nous apprendrons que le roi Maha Vajiralongkorn est né un lundi (comme son défunt père) et le jaune est la couleur du lundi. On peut voir d’immenses photos du roi dans toute la ville, nous découvrirons par la suite que c’est le cas dans l’ensemble du pays, en ville comme dans les villages, ce couronnement est un évènement national très important.

Nous nous sommes déplacés dans la ville en bateau, en bus ainsi qu’en métro. (Le bus et le bateau ne coûtent que quelques centimes d’euros).

C’est à la gare routière située dans le quartier de Mo Chit que nous prenons un bus pour nous rendre à la frontière du Myanmar.

Au terme de notre voyage au Myanmar, nous repassons par la Thaïlande car il n’y a pas d’accords frontaliers entre le Myanmar et le Laos ( prochain pays d’Asie du Sud Est que nous avons choisi de découvrir). Nous nous dirigeons vers le Nord de la Thaïlande et choisissons de nous poser quelques jours à Chiang Mai, pour cela nous prenons un tuktuk de la frontière à la gare routière de Mae Sot puis un bus jusqu’à la ville de Tak puis pour finir un autre bus pour Chiang Mai (environ 7 heures de voyage en tout). 

Dans notre projet de voyage « tour du monde » nous avons choisi d’opter au maximum pour des passages de frontières par voie terrestre et ce, pour plusieurs raisons: tout d’abord  écologiques car évidemment l’avion est beaucoup plus polluant que les transports routiers, pour des raisons également économiques ( même si les transports aériens ne sont pas très chers en Asie, les transports collectifs routiers restent plus interessants), nous trouvons aussi qu’un passage de frontière par voie terrestre est une expérience de voyage et nous pouvons prendre le temps pour ça. Pour finir, je ne suis pas hyper à l’aise dans un avion alors si on peut faire autrement pourquoi s’en passer?

A Chiang Mai nous choisissons une guesthouse dans le vieux quartier de la ville, dans un endroit calme et populaire. Baba Pim Villa est très bien située, très agréable avec son petit jardin et sa décoration soignée (305 baths la nuit soit 8,50€). Elle est tenue par un couple franco thaïlandais très sympathique. Le seul inconvénient, nous avons une chambre sans climatisation et par cette chaleur, le ventilateur n’est pas suffisant. Nous y passons quatre nuits puis nous allons juste à côté, à Doi Doo Dao, pour deux nuits supplémentaires. Cette auberge de jeunesse est très bien  et climatisée ! (600 baths la nuit soit environ 17€ la chambre double avec salle de bain privative).

La vieille ville est parsemée de nombreux temples dont le Wat Chedi Luang et le temple d’argent.

Le marché de nuit de Chiang Mai est riche en découvertes artisanales, culinaires et culturelles (spectacles de danses traditionnelles, de chants). 

Nous louons un scooter ( pour 6€ la journée) afin de parcourir la campagne environnante, nous nous baignons dans les cascades Doi Suthep et déjeunons en bord de rivière dans un des petits restaurants local, les pieds dans l’eau.

Un majestueux temple, le Wat Doi Suthep (nom de la montagne) surplombe toute la vallée et la ville de Chiang Mai.

Le voyage, la marche, le scooter ça fatigue alors rien de tel qu’un petit massage pour se remettre en forme ! J’ai opté pour un massage aux huiles pratiqué par des masseuses installées dans l’enceinte d’un temple dans notre quartier et je ne l’ai pas regretté, c’était tonique, efficace mais relaxant ! Tout ce dont j’avais besoin ! (6 € pour une heure de massage).

Après quelques jours à Chiang Mai nous poursuivons notre route vers Chiang Rai, plus au nord, en bus. 

Il fait très chaud et nous jetons notre dévolu sur une guesthouse avec piscine ! C’est donc à Chan Guesthouse que nous passerons nos trois derniers jours dans le pays, le personnel est très agréable, la chambre est simple mais très correcte et la piscine est top ! Pour 8€ la nuit on ne pouvait pas rêver mieux et en plus on y mange très bien !

Durant ce court séjour nous louons encore une fois un scooter pour visiter le fameux temple blanc ! Le Wat Rong Khun . Ce temple n’est pas un lieu de culte mais l’oeuvre excentrique d’un artiste thaïlandais Chalermchai Kositpipat qui a voulu honorer le roi Rama IX et sa ville natale. Le chantier a démarré en 1996 et devrait se terminer en 2070 ! Oui oui il n’y a pas de faute de frappe vous avez bien lu ! L’oeuvre est décalée voire surréaliste, ce qui la rend spectaculaire, on a trouvé le Gaudì thaïlandais !

Après le temple blanc, changement de couleur, ça sera le temple bleu!

Il est temps de rejoindre la frontière et c’est encore une fois en bus que nous partons pour Chiang Kong puis en tuktuk que nous rejoignons le poste frontière pour notre prochaine destination le Laos.

Nous avons apprécié ce court séjour en Thaïlande, pays qui n’était qu’une étape entre le Myanmar et le Laos.