Bilan de notre séjour dans le Tamil Nadu: itinéraire, quelques adresses et ressentis

Nous avons séjourné 16 jours en Inde, nous avions choisi de nous déplacer en transport local, en prenant notre temps dans les étapes, alors en résumé voici notre itinéraire:

J1: Arrivée à Chennai en fin d’après midi et départ en taxi pour Mahabalipuram (1h30). Nous ne voulions pas dormir sur Chennai la première nuit, la ville n’étant pas réputée pour être agréable. Le taxi était la seule option en raison de l’heure .

J2 et J3: Découverte de Mahabalipuram et visites des différents vestiges de la dynastie des Pallavas. Nous avons dormi 3 nuits à Squirrel Nest Guesthouse, près de la plage de ce village de pêcheurs.  Madavan, le propriétaire de la guesthouse est très agréable, de bon conseil et vraiment bienveillant. Ce village a beaucoup de charme et nous l’avons vraiment apprécié.

J4: Départ en bus pour Pondichery (1h30) Nous avons passé 3 nuits dans cet ancien comptoir français à l’atmosphère si particulière. Nous avons séjourné dans une guesthouse située dans le quartier musulman, Swades guesthouse, l’emplacement est idéal pour découvrir la ville. Nous avons vraiment apprécié l’hospitalité et les bons conseils de Mujib et sa femme Fatima ainsi que leurs délicieux et copieux petits déjeuners indiens proposés.

J7: Départ en taxi pour visiter les différents temples hindouistes de Chidambaram, Gangaikondacholapuram et Darasuram. Ces sites sont éloignés les uns des autres et les visiter en transport local aurait nécessité plusieurs jours. En fin de journée notre chauffeur nous a déposé à notre hotel « le Raja »  dans la ville de Kumbakonan. Il n’y a pas de guesthouse dans cette ville qui n’est généralement qu’une étape pour visiter Darasuram, l’hotel est glauque mais bon on n’a pas le choix. (On dirait un cinéma désaffecté).

J8: Départ pour Thanjavur en bus (environ 1h), nous avons réservé une nuit dans la guesthouse Barnaba’s, l’accueil est agréable, discret, le quartier est calme, résidentiel. Nous visitons les temples, la ville ne semble pas présenter d’autres attraits particuliers.

J9: Départ en bus pour Thiruchirapalli appelée plus communément Trichy ( environ 1H30). Nous avons réservé par téléphone 3 nuits dans une guesthouse unanimement appréciée par les voyageurs ( vu sur des groupes facebook). Ce sentiment se confirme, nous occupons tout l’étage de la maison de Raja et Usha, la chambre est très grande avec un coin salon et un bureau, bien agencée et décorée. Les petits déjeuners sont excellents. Nous n’avons pas eu le plaisir de croiser Raja car il était en déplacement pour son travail, l’ayant eu au téléphone je peux dire qu’il parle parfaitement bien le français. Sa femme, Usha, nous accueille comme des membres de sa famille, elle parle très bien anglais. Elle nous a beaucoup conseillé sur les restaurants, différents sites à visiter ( les deux temples sur l’ile de Srirangam, le Rock Fort, le site des rituels de bain dans le fleuve…). Le lendemain de notre arrivée démarrait pour trois jours, un festival important au grand temple. Usha nous y  a accompagné lors d’une cérémonie nocturne impressionnante. Je recommande vraiment cet hébergement qui s’appelle Guesthouse with view (09443157667) situé à quelques centaines de mètres du grand temple. (Le couple possède une autre guesthouse plus luxueuse à 5km du temple, Tranquility Guesthouse)

J12: Départ pour la ville de Tiruvannamalai, 4h de bus (musique indienne et virages garantis), nous avons réservé un hébergement: Anurachala Ramana Home, qui s’avère être face à un grand ashram, il y a beaucoup de touristes occidentaux venus semble t il pour des séjours spirituels, il y a aussi beaucoup de pèlerins indiens venus à l’occasion de la pleine lune dans deux jours. Rapidement nous réalisons que ce lieu ne nous plait pas. Comme il y a beaucoup d’occidentaux, les restaurants proposent une cuisine à mi chemin entre l’indien et l’occidental, ce qui ne nous enchante pas. Hormis le temple et quelques artères de la ville nous n’avons pas exploré les environs. Il est possible de monter à la montagne sacrée mais nous ne l’avons pas fait. 

J14: Nous décidons de retourner à Mahabalipuram une journée et une nuit pour retrouver un peu de calme, et ce, avant de retourner à Chennai. Squirrel guesthouse n’ayant pas de chambres disponibles nous allons à coté à Little Island qui remporte la palme de la meilleure literie de notre séjour. La chambre est très bien et le propriétaire très agréable.

J15: Nous partons pour Chennai où nous avons réservé un hotel proche de l’aéroport en raison de notre départ très matinal le surlendemain. Nous avons profondément regretté de ne pas être restés à Mahabalipuam pour faire un trajet de nuit en taxi directement pour l’aéroport car nous n’avons pas du tout aimé cette ville ( impressions basées sur une journée à déambuler sur la marina et quelques quartiers). La ville est très polluée, très désorganisée et sale, aucun intérêt à s’y attarder.

J16: nous quittons le Tamil Nadu direction le Sri Lanka pour 27 jours de découvertes.

Quelques bonnes adresses de restaurants durant notre séjour:

Mahabalipuram:

Le Gecko. Le Sea Rock. Le Babu’s Café. Le Eagles Nest. Le Hemnath (pour des petits déjeuners typiquement indiens)

Pondichery:

Le Surguru (il y en a trois dans la ville). Le Café Shanti : restaurant indien plutôt chic 

Thanjavur: 

Le Vasanta Bhavan (chaîne de restaurants entièrement végétariens, on en a vu dans d’autres villes visitées), il se trouve dans le quartier de la guesthouse Le Barnaba’s.

Trichy:

Le Balaji près du grand temple

Ce voyage était pour nous le premier en Inde. Nous avions choisi cette région en raison de sa richesse culturelle et nous n’avons pas été déçu. Cette région regorge de temples et monuments hindouistes magnifiques. 

Ce séjour nous a beaucoup chamboulé sur le plan émotionnel, la misère ne laisse pas indifférent et les conditions d’existence de nombre de personnes semblent vraiment déplorables. Nous avons été surpris par l’omniprésence de déchets plastiques. Nous avons également été étonnés par le bruit incessant qui règne en maître, dans la rue, dans les transports, en particulier celui des Klaxons.

Nous retournerons en Inde un jour c’est sûr, peut être dans la région du Kérala dans le sud ouest pour découvrir d’autres aspects de cet immense pays.

Les mille et unes couleurs de l’Inde

Ici, la couleur est partout, sur les murs des maisons, sur les magnifiques saris, sur les kolams dessinés à l’entrée des habitations en signe de bienvenue adressé à la déesse Lakshmi et même sur le charriot transportant les morts jusqu’à la crémation.

Lors de notre séjour haut en couleurs dans le Tamil Nadu, nous avons voulu en savoir un peu plus. Au delà de l’aspect esthétique que j’apprécie beaucoup, la couleur est ici un véritable langage. 

Usha, notre incroyable hôte de la guesthouse de Trichy a prit le temps de nous expliquer quelques subtilités de ce langage, car chaque couleur a sa symbolique et répond à certains codes.

Pour les tenues vestimentaires par exemple, certaines couleurs sont réservées à des évènements.

Le rouge est la plus importante de toutes, on y recourt pour les évènements importants de la vie: Pour son mariage, la femme d’Inde du sud porte son premier sari (contrairement au nord où la jeune fille en porte un dès la puberté) et ce sari est rouge, symbole de fertilité, d’amour. Elle a de la poudre rouge sur sa chevelure. C’est également de cette couleur que les nouveaux-nés sont revêtus. Les femmes sont enveloppées d’un tissu rouge lors de leur crémation. La couleur rouge est très présente dans les temples, c’est la couleur du sacré, elle incarne la vie, la chance, le bonheur. Les fidèles lancent de la poudre rouge sur les statues des divinités lors de la Puja (rites d’offrandes dans les temples).

La couleur jaune, selon sa nuance, incarne la pureté, la sainteté ou la lumière, le soleil, elle est également très présente dans la religion hindouiste, elle suscite le respect.

Quant à l’orange, en équilibre entre le rouge et le jaune, il représente le sacré de l’hindouisme, la spiritualité. C’est la couleur portée par les sadhous qui se consacrent à Shiva et renoncent à tout.

Le blanc est à la fois symbole de savoir, d’intelligence c’est la couleur adoptée par les politiciens pour leurs tenues, tout parti confondu. C’est la couleur du pouvoir mais aussi celle de la pureté, c’est la couleur portée par les brahmanes (la plus haute caste hindoue). Le blanc est également portée par les femmes lors de leur veuvage, c’est aussi la couleur dont on habille les mourants.

Le bleu incarne le courage et la détermination. C’est la couleur de Krishna, divinité qui protège l’humanité et détruit le mal. C’est la couleur de la sagesse divine.

Le vert représente la paix, la stabilité. Les saris verts sont généralement portés pour des festivités.

Le noir n’est pas bien considéré, il symbolise ce qui est laid, mauvais. Certains hindous dessinent un ou plusieurs points noirs sur le visage d’un nouveau né pour repousser le mal. Le noir est aussi la couleur des tenues des communautés de basses castes.

En fin d’année, de mi novembre à mi décembre, certains groupes, familles, choisissent de se vêtir de la même couleur et ce, pendant 45 jours, sorte de « carême ». Nous en avons beaucoup rencontrés durant notre séjour, généralement en rouge ou en jaune safran et certains groupes d’hommes en noir. Le noir est aussi la couleur que portent généralement les musulmans en Inde.

Je ne pouvais par faire un article sur les couleurs sans parler du drapeau indien avec ses trois bandes horizontales: orange pour l’hindouisme, le courage et le sacrifice, le blanc pour la pureté et la paix et enfin le vert pour  l’islam mais également pour la nature, la fertilité. Au milieu se trouve une roue, la « roue de la vie » et ses 24 rayons pour représenter les heures de la journée.

Avec ce feu d’artifice de couleurs dans leur quotidien, rien d’étonnant que les indiens célèbrent, chaque année, l’arrivée du printemps en se lançant des poudres colorées lors de la fête du Holi. 

Temples hindouistes et cultes religieux dans le Tamil Nadu

Voyager dans le Tamil Nadu c’est partir à la découverte d’une immense richesse culturelle, d’une architecture religieuse d’exception, au coeur d’une société dans laquelle, riches et pauvres, jeunes comme vieux sont dévoués à leur culte hindouiste. Les croyances sont bien ancrées et leur pratique rythme le quotidien et ritualise tous les évènements de la vie.

Nous avons visité des temples dédiés à Shiva, à Vishnou et à Ganesh. Je ne prétendrai pas au travers de cet article retranscrire une compréhension très éclairée des pratiques religieuses qui les entourent. Les rituels sont complexes et très codifiés et différent selon le dieu vénéré. Devant un temple dédié à Shiva par exemple on trouvera une sculpture de Nandi, sorte de taureau, gardien de la porte de Shiva et sa monture, dans la mythologie hindoue.

Le symbole de Shiva est représenté par trois traits blancs horizontaux ornés d’un point rouge. Ce symbole, présent dans les temples l’est également sur le front des croyants. Alors que le culte de Vishnou est symbolisé par une sorte de calice blanc avec une goutte rouge à l’intérieur. La monture de Vishnou est appelé Garouda, sorte d’oiseau céleste dans la mythologie hindouiste.

Dans l’enceinte de certains temples, on peut voir des bracelets, des cadenas ou des morceaux de tissus accrochés à un arbre. Ils symbolisent les voeux de futurs mariés ou futurs parents et sont liés à un culte animiste tel qu’il se pratique en Inde.

Un des éléments commun aux temples de la dynastie des Cholas ou des Pandya, que nous avons visité est la présence d’un ou plusieurs Gopurams qui sont des constructions, des portes par lesquelles on entre dans l’enceinte ou les enceintes du temple.

Dans les temples on trouve une salle appelée en Inde du sud le Mandapam avec de multiples colonnes, elle sert de lieu de repos, de méditation pour les fidèles et pèlerins de passage, c’est dans cette salle que se pratique la Puja (rituels journaliers à des heures précises).

Nous avons pu assister à plusieurs reprises à ces rituels toujours très complexes fait de rites d’offrandes et d’adoration et qui donnent lieu à des gestes qui pour des personnes non initiées comme nous peuvent paraître étranges. Les offrandes dans les temples sont assez diverses allant de la simple noix de coco, à la fleur de lotus en passant par la guirlande de boutons de jasmin, de roses et autres fleurs; ce qui confère au lieu un parfum fleuri mêlé à l’encens.

Ce qui est également commun dans un temple c’est l’obligation de retirer ses chaussures avant d’y pénétrer.

L’enceinte d’un temple est un lieu de vie, assis au sol certains mangent, discutent d’autres dorment, on peut y trouver des commerces. Il est surprenant dans certaines enceintes de franchir plusieurs Gopurams dans lesquels les tuktuks circulent, les commerçants ambulants proposent des fruits, des légumes, des saris ( ex: dans le temple Rock Fort et Sri Ranganathaswamy tous deux à Tiruchirapalli).

Même si le culte hindouiste semble complexe et codifié, Usha notre hôte de la guesthouse de Tiruchirapalli, nous a expliqué la grande liberté liée à cette religion peu restrictive.

Après les temples de l’époque des Pallavas visités à Mahabalipuram (voir article dédié) et celui dédié à Ganesh à Pondichery (Arulmigu Manakula Vinayagar), nous avons choisi de nous rendre au temple de Chidambaram, de Gangaikondacholapuram ( non non, je ne me suis pas endormie la tête appuyée sur le clavier de l’ordinateur, c’est bien le nom du village qui abrite ce temple…) et de Darasuram (inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco) avec l’aide d’un chauffeur car ces sites sont difficilement accessibles en bus à moins d’y consacrer plusieurs jours, ils sont éloignés les uns des autres et les bus peu pratiques. C’est le frêre de Mujib, de la guesthouse Swades à Pondichery, qui nous a accompagnés (coût de ce service prenant une journée complète, il nous a également déposé à notre hébergement à Kumbakonan: 3500 Roupies soit environ 42€)

La ville de Kumbakonan est riche en petits temples de quartier mais ne présente pas selon moi une étape indispensable.

Nous avons ensuite découverts le temple de Brihadishvara à Thanjavur, puis c’est à Tiruchirapalli que nous avons séjourné pour découvrir le magnifique temple dédié à Vishnou (Sri Ranganathaswamy) au coeur de l’île de Srirangam. Nous sommes arrivés au bon moment puisqu’un grand festival dans ce temple, démarrait dès le lendemain. Nous avons pu mesurer la ferveur, la dévotion incroyable omniprésente durant notre séjour, beaucoup de pèlerins venus d’autres provinces sont présents et beaucoup d’animation dans les rues.

Sur cette île il y a un autre très beau grand temple dédié celui-ci à Shiva (Jambueswarar Temple).

Dans la ville de Tiruchirapalli appelée aussi Trichy, se trouve le Rock Fort temple, majestueux, imposant il a été construit à flanc de colline, il se mérite puisqu’il faut grimper 427 marches pour atteindre son sommet.

Après Trichy, nous avons poursuivi notre route vers Tiruvannamalai. Nous avons relié ces villes en bus local. Tiruvannamalai est une ville sainte, siège du shivaïsme en Inde. Elle abrite l’ immense temple le Arunachaleswarar. Cette ville et sa montagne sacrée attirent de nombreux pèlerins du monde entier. En effet, elle a été rendue célèbre notamment grâce à l’histoire de  Ramana Maharshi, sage hindou qui, à l’âge de 16 ans (en 1895), fut attiré par cette montagne sacrée au point d’y consacrer sa vie, il créa l’ashram au pied de la montagne, y vécu, il devint un guide spirituel et ne s’éloigna jamais de plus de 17 kilomètres de la montagne sacrée jusqu’à sa mort en 1950. Sa descendance continua a faire fonctionner l’ashram qui se développa jusqu’à nos jours. Il est considéré par beaucoup comme un saint et son portrait est présent dans de nombreux foyers, dans des restaurants….

Nos deux semaines dans le Tamil Nadu nous auront permis d’approcher cette culture de plus prés, culture tamoule présente également chez nous à la Réunion. 

Pondichery

Il règne à Pondichery une atmosphère singulière. La ville est séparée en deux par un canal et découpée en quartiers. Au détour d’une rue, on passe de la frénésie du quartier indien avec sa circulation trépidante et klaxonnante à la quiétude du quartier français avec ses belles demeures coloniales, colorées bordées d’arbres. Les  noms de rues sont écris en français, vestige de l’ancienne colonie. Notre guesthouse se situe dans le quartier musulman, l’emplacement est idéal pour découvrir la ville.

Cet ancien comptoir français a beaucoup de charme, nous avons particulièrement apprécié:

Se promener sur le bord de mer où trône la majestueuse statue de Gandhi, ses monuments et son parc Barathi.

Déambuler dans les rues du quartier français, découvrir l’Ashram de Sri Aurobindo et la ferveur de ses visiteurs.

Se laisser porter par l’effervescence du Grand Bazar appelé aussi Marché Goubert dans le quartier indien, les sens en éveil.

Assister à la cérémonie de la bénédiction de Lakshmi, l’éléphant aux yeux verts du temple Arulnigu Manakula Vinayagar.

Flâner dans le quartier musulman parsemé de mosquées.

Assister à un spectacle de danses Barathanatyam près de la statue de Nehru, face à celle de Gandhi.

Se faire inviter dans un cours de chants religieux et écouter les enfants chanter.

Goûter encore et encore à la richesse de la cuisine indienne, dans les petits stands de rue comme dans les restaurants, particulièrement pour les petits déjeuners et déguster un thali (plat traditionnel).

S’émerveiller par la multitude des écureuils (pas les roux que l’on connait en France mais les petits, rayés comme Tic et Tac dans Disney!).

Boire un verre dans un des nombreux rooftop et dominer la ville, en compagnie des corbeaux omniprésents à Pondichery.

Et par dessus tout, nous avons vraiment apprécié l’accueil, la gentillesse de Mujib et sa femme Fatima, nos hôtes la la Guesthouse SWADES. Mujib s’est montré curieux de mieux nous connaître et de répondre à nos attentes pour visiter sa ville. Il a été de très bons conseils et à vraiment contribué à notre agréable séjour à Pondichery. Mujib et sa femme distribuent du riz aux plus nécessiteux tous les vendredis et cette action sociale me touche particulièrement.

Nous avons surtout mangé dans la rue à Pondicherry mais nous avons découvert la cuisine dans deux restaurants:

Le Surguru qui propose des plats traditionnels et en particulier le Thali (uniquement pour le déjeuner), les plats sont copieux, les serveurs agréables et de bons conseils, car il n’est pas toujours facile de s’y retrouver sur une carte de menu indienne!!! (135 roupies le thali soit environ 1,5€)

Pas toujours facile de choisir son plat sur une carte indienne !

Nous n’avons pas testé le Thali au Indian Coffee House car il y avait des travaux devant et donc un bruit assourdissant….mais il paraît qu’il est délicieux aussi.

Un soir nous avons choisi de manger dans un restaurant plus moderne et chic à la Villa Shanti dans une belle maison coloniale ( environ 15€ à deux, boissons et café compris).

Pondichery et son caractère unique nous aura, vous l’aurez compris, beaucoup charmé…

Inde, première étape, premières impressions

Après l’effervescence de la circulation pour quitter la ville de Chennai, nous posons nos sacs à dos dans le village de pêcheurs de Mahabalipuram. Village qui a la particularité d’abriter de nombreux sites du VII ème siècle. On y découvre notamment des temples monolithiques datant de la dynastie hindoue des Pallavas, dynastie qui domina l’Inde du sud de la fin du III ème au IX ème siècle.

Parmi les plus célèbres, le Temple du Rivage ( shore temple), Les Cinq Chars ( five rathas), l’impressionnant bas relief appelé La Descente du Gange ( Ajurna’s Penance) qui mesure 27mX9m, la Boule de Beurre de Krishna (krishna’s Butter Ball), la grotte Varaha et la Grotte du Tigre (tiger cave).

Ces monuments renferment de nombreuses légendes liées au culte hindouiste (à shiva et Ganesh notamment).

Nous avons passé trois nuits dans ce village, flâné dans les ruelles où se côtoient les femmes de pêcheurs nettoyant le poisson, les vaches et les enfants jouant simplement.

Ce village tourné vers la mer a également conservé la tradition de ses ancêtres sculpteurs de pierre, de nombreux ateliers occupent les abords du village, des marchands ambulants vendent des babioles en pierre taillée).

Au petit matin, nous avons pu assister au retour de pêche à la sardine. Drôle de ballets que celui de ces hommes s’agitant autour des filets sous le regard nonchalant des vaches qui ont pris possession de la plage et y passent leur journée….

En 2004, le tsunami qui a particulièrement touché cette partie de l’Asie a fait de nombreuses victimes à Mahabalipuram, les habitants délaissés par l’état ont pu bénéficier de la solidarité des populations voisines pour se reconstruire, les pêcheurs n’ont pas pu pêcher pendant prés de six mois par manque de poissons.

Nous avons vraiment apprécié ce village ainsi que l’accueil très chaleureux, agréable de Madavan, le propriétaire de notre Guesthouse. 

Nous avons également bien mangé notamment des calamars et des crevettes.

En résumé voici quelques infos utiles pour ceux qui souhaitent passer un séjour dans ce village.

Notre Guesthouse :

Squirrel Nest Guesthouse est bien située, dans le village mais à l’écart de l’agitation des restaurants, prés de la plage (petite précision, les eaux du Golfe du Bengale ne sont pas vraiment propices à la baignade à Mahabalipuram d’une part parce qu’elles sont agitées mais également parce qu’elles sont polluées, les égouts s’y déversant… ), les chambres sont simples mais propres, joliment décorées et fonctionnelles (prix d’une chambre double: 900 Roupies soit environ 11€ ).

Les restaurants que nous avons appréciés :

Le Sea Rock restaurant qui, comme son nom l’indique, prépare des produits de la mer.

Le Babu’s café : plats typiquement indiens

Le Gecko : plats typiquement indiens

Le Hemnath café : où nous avons pris nos petits déjeuners typiquement indiens

Nous avons trouvé la cuisine vraiment variée et savoureuse, riche en épices mais pas trop pimentée contrairement à ce qu’Alex appréhendait.

On a mangé pour environ 2 à 3 € par personne, les petits déjeuners nous sont revenus entre 0,5 et 1€ par personne.

Finalement ce qui coûte le plus cher c’est la pause bière : 3€ la bière (vendue en 66 cl)

Nous quittons Mahabalipuram en bus local pour notre prochaine étape Pondicherry: il y a des bus toutes les 15/20 mn, la précision des horaires n’étant pas une donnée précise en Inde….

Nous mettrons environ 2H pour rejoindre Pondicherry à 95km.